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El Atiq, le bien des Indigènes Tranches d'histoire



El Atiq, le bien des Indigènes Tranches d'histoire
Réunissant plusieurs styles de l'architecture islamique, dont la forme ottomane caractéristique (au crayon) du minaret, la mosquée El Atiq est une 'uvre architecturale d'une beauté sublime.
Implantée au c'ur de la ville, en face de l'ancien bureau arabe et à quelques mètres de la porte d'Alger qui n'existe plus, la mosquée a été inauguré en 1848, après 3 années de travaux lancés en 1845. Faisant partie des tout premiers édifices cultuels de Sétif, le bâtiment a été payé presque en totalité par les tribus qui avaient estimé le projet à 33 000 francs. Ce monument qui contribuera à la fixation des populations musulmanes et à la prospérité de la ville et de la contrée, sera édifié, au grand bonheur des indigènes qui ont pu relever le défi. Pour la réalisation de cette 'uvre d'art, les indigènes qui tenaient tant à l'édifier, déboursent enfin de compte 64 000 francs. A l'époque, le bâtiment contenait au rez-de-chaussée un vestibule divisé en 3 parties : l'une, celle du milieu, donne entrée dans le sanctuaire, celle de gauche contient un escalier desservant les tribunes destinées aux femmes et celle de droite contient un bassin avec un robinet destiné à laver les corps des défunts.
Du vestibule, on entre dans la mosquée qui se compose d'une grande salle divisée en trois nerfs : celle du milieu tenant toute la hauteur du bâtiment, celles des côtés divisée par des planchers formant tribunes. Deux portes à l'extrémité des bas-côtés donnent l'entrée, l'une dans la chambre du gardien de la mosquée, l'autre, celle de gauche, donne accès dans un vestibule conduisant au minaret. Enfin, une cour longeant la façade latérale gauche de la mosquée, dans laquelle se trouvent les latrines et ayant aussi une entrée dans la rue, complète le rez-de-chaussée de ce bâtiment. Au premier étage, on arrive par l'escalier du minaret à deux chambres réservées pour le gardien. Cet édifice, couvert en terrasse, demande chaque année des réparations pour son entretien, notamment en 1889 après un orage de grêle qui éclata dans la soirée du 28 septembre 1889 à Sétif causant de graves dommages à toutes les maisons de la ville où trône la mosquée d'El Atiq, ce bien réalisé grâce aux petites économies de ces humbles et braves indigènes ayant peuplé la fertile et fière capitale des Hauts-Plateaux qui ne sait pas «courber l'échine».
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