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EFFET DE LA CRISE ÉCONOMIQUE



EFFET DE LA CRISE ÉCONOMIQUE
Est-ce vrai que le mois de Ramadhan est la période propice à une plus forte consommation de boissons sous toutes les formes (jus, boissons gazeuses”?) ' Ali Hamani, président de l'Association des producteurs algériens de boissons (Apab), bat en brèche une certaine idée reçue. Et pour cause”'younès Djama - Alger (Le Soir) - «On a tendance à croire qu'il y a beaucoup de consommation (durant le Ramadhan) alors que pendant la journée personne ne consomme, et ce n'est que le soir que les ménages consomment des boissons», relève le président de l'Apab. «En fait, ce qui n'est pas consommé dans les cafés pendant la journée le sera le soir.» Selon M. Hamani, on ne peut pas parler d'une grosse consommation durant le Ramadhan. «On a l'impression qu'on consomme beaucoup plus durant le mois de carême, mais il ne faut pas oublier que les gens qui consommaient dans les cafés ont reporté leur consommation dans leurs maisons. Il y a un transfert de lieu de consommation de l'extérieur du quartier vers la maison. Si on a cette impression que la consommation a augmenté chez les commerçants et épiciers, c'est parce qu'ils récupèrent ce qui est vendu dans les cafés».Le directeur général de NCA Rouiba et président de la filière boissons à l'Apab, Sahbi Othmani, fait état d'un phénomène de stagnation de la filière boissons sous l'effet de l'inflation et de la diminution du pouvoir d'achat des ménages algériens. Sur les tendances de consommation en termes de volumes, M. Hamani affirme ne pas disposer de chiffres mais promet de les rendre publics après le mois de carême.On remarque, en effet, une absence des tendances de consommation des boissons (jus et boissons gazeuses) en Algérie. Dans une étude commandée par l'Apab et datée de 2012, le niveau de consommation était jugé très inférieur comparé aux pays du nord de la Méditerranée et légèrement inférieur à celui des pays voisins. Cependant, un rapport de la FAO (2009) situe l'Algérie bien au-dessus de la moyenne mondiale, soit à la 44e place sur 184 pays, avec 3 095 calories/personne/jour.Le niveau de consommation a enregistré une croissance globale de 7,30% entre les périodes 1990-1992 et 2006-2008. Le chef de département économie de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou, Sam Hocine, est d'avis que les boissons gazeuses sont les plus sollicitées durant le mois de carême et même parfois la consommation des sodas est nettement supérieure que l'eau et les jus de fruit. Selon lui, la première raison revient au climat chaud où «le rêve des jeûneurs» durant cette journée dure et pénible est la boisson fraîche. «Bien entendu, dans tous les paniers des consommateurs, on trouve au moins une ou deux boissons (gazeuses et jus). La seconde raison est de l'ordre du marketing.» «On assiste pendant le Ramadhan à des campagnes publicitaires de toutes natures sur les produits alimentaires en général et en particulier sur les sodas car les opérateurs en général se rendent compte de ce besoin vital des consommateurs pendant le mois de carême mais cela peut cependant entraîner, d'une part, des situations de gaspillage dans la mesure où les dépenses sur des produits secondaires passent prioritaires par rapport aux produits de première nécessite (relation eau/soda)», relève M. Sam. Sur l'aspect lié à la qualité, le président de l'Apab, Ali Hamani, rappelle qu'il y a cette tendance où les consommateurs vont davantage vers les produits de qualité. Mais pendant le Ramadhan, les gens achètent des produits non conformes comme ces cherbet dans des sachets”? malheureusement au détriment de leur santé. Ce qui pose un problème de prise de conscience chez les consommateurs. «C'est pourquoi, quoi qu'on fasse, s'il n'y a pas de prise de conscience pour dire “attention, n'achetez pas des maladies à vos enfants”, les consommateurs, attirés par les prix bas, ont toujours tendance à aller vers ce genre de produits malgré les campagnes de sensibilisation.»
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