Les deux dernières journées de la vingt-cinquième édition du Salon international du livre d'Alger ont été à la fois marquées par une grande affluence du public et par de riches programmes d'animation culturelle dont des conférences, des tables rondes et des séances de ventes-dédicaces. Bien que nous fussions à la veille du mois de Ramadhan, la journée de vendredi dernier a connu un flux spectaculaire de la part des visiteurs.En effet, ces derniers, par milliers, n'ont pas cessé d'affluer sur les différents pavillons du Sila. Les éditeurs ont été agréablement surpris de constater que même en cette dernière journée, la fréquentation des citoyens sur les stands n'a pas baissé. Tous les pronostics de la veille du lancement du Sila ont donc été infirmés après le déroulement de cette édition et une bonne partie des participants ont même affirmé que cette nouvelle édition a été la meilleure aussi bien concernant la fréquentation des visiteurs au Sila que s'agissant des ventes de livres. Comme il fallait s'y attendre et fidèles à la tradition, de nombreux éditeurs ont cassé les prix et ont offert des promotions allant jusqu'à 50% de réduction sur le prix de vente de leurs livres.
Des stands phares
C'est le cas par exemple des Editions Koukou. Ce stand, pour rappel, a connu un immense succès tout au long du Sila tout comme le stand des Editions Frantz-Fanon, que dirige le journaliste et écrivain Amar Ingrachen. Ce stand a été l'un des plus convoités par les visiteurs du Sila. Les Editions Enag (Entreprise nationale des arts graphiques), dont le catalogue est l'un des plus riches et l'un des plus variés,ont également offert de très larges réductions sur les prix de vente des centaines de livres qu'elles ont proposés aux lecteurs.
Des livres touchant à tous les genres et à tous les domaines, faut-il le rappeler. Il en est de même pour le stand de l'Anep ui a connu une affluence remarquable jusqu'à la dernière minute du Sila. Ici aussi, les visiteurs ont eu l'embarras du choix.
Les réductions de la dernière journée ont été aussi au rendez-vous dans les stands des éditeurs étrangers, a-t-on constaté. Ce qui a permis à la majorité des visiteurs de revoir à la hausse le nombre de livres à acheter comme l'ont attesté les images des citoyennes et des citoyens qui quittaient les Pins maritimes, avec dans les mains des sachets pleins de livres.
L'affluence du dernier jour a été particulière sur les stands des éditeurs français dont principalement Hachette, Flammarion et Gallimard où l'on a constaté une véritable «razzia» sur la majorité des romans et des essais exposés.
Les prix très élevés des livres édités en France en 2021 et 2022 n'ont pas empêché les visiteurs férus de lecture de s'en approvisionner. C'est le cas par exemple du dernier roman de Michel Houellebecq, intitulé
«Anéantir». Ce livre fraîchement sorti en France a été affiché au Sila à 4100 DA, au stand de Flammarion.
Des prix élevés
En dépit de ce prix excessif, ce roman a été épuisé dès les trois premières journées du Salon. «Nos frères nattendus», dernier roman d'Amin Maalouf, prix Goncourt en 1993, a connu le même sort en dépit de son prix trop élevé: 3995 DA! Il en est de même pour des dizaines,voire des centaines de livres. Par ailleurs, ce qui a marqué les deux dernières journées du Sila, ce sont les ventes dédicaces.
Des centaines d'écrivains, venus des quatre coins du pays, ont dédicacé leurs livres jeudi et vendredi derniers, a-t-on également relevé. C'est le cas des auteurs Nadjib Stambouli, Tarik Djerroud, Yacine Hebbache, Amin Zaoui, Bahia Rachedi, Akli Tadjer, Chemseddine Chitour, Abdelaziz Khalfallah, Mustapha Zaâouri, Mohamed Sari, etc. Il y a eu les interventions d'auteurs étrangers comme l'écrivaine italienne, Viviana Maccarini, auteure de «Tate che ho dentro» qui a abordé la littérature jeunesse lors d'une rencontre au stand de l'Italie, invité d'honneur du Sila 2022.
L'écrivaine Koweïtienne Bothayna Al Essa a évoqué son expérience dans l'écriture devant le public.
À l'issue de cette 25e édition du Sila, les participants, éditeurs et écrivains ont exprimé dans leur écrasante majorité, leur immense satisfaction de la réussite absolue de cet événement culturel, le plus important en Algérie. Une satisfaction que résume le romancier, essayiste et poète Yacine Hebbache, venu de Béjaïa pour dédicacer ses livres: «Quels bonheur que l'aventure littérature procure! Des moments inoubliables avec le public, des lecteurs et lectrices assoiffés de partage, d'échange et de débat.
Mille mercis à tous ceux et toutes celles qui sont venus me voir au Sila. Ça me permet de rêver encore... Des triomphes pareils me poussent à redoubler d'efforts pour aller encore plus loin».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aomar MOHELLEBI
Source : www.lexpressiondz.com