Organisée dans le Sud-Ouest, cette cinquième édition durera tout un trimestre.
La manifestation «Regards sur le film algérien» continue sa formidable aventure dans le département français de l'Hérault, et ce, sur une période de trois mois, entre le 30 janvier et le 30 mars 2012. Plusieurs grandes villes de la région y participent, comme Narbonne, Mende, Perpignan, Mèze et bien entendu Montpellier qui reste la ville pivot de la manifestation. Un événement qui en est à sa cinquième édition et qui, comme le souligne son président, Nadir Bettache, offre «une programmation reflétant 50 années de l'Algérie indépendante avec des films mythiques comme Chroniques des années de braise, Omar Gatlato ou encore La montagne de Baya». Le public aura aussi l'occasion de rencontrer différents intervenants et professionnels qui ont fait de ce cinéma un moyen de rapprocher les deux rives de la Méditerranée.
Chaque année, des milliers de cinéphiles, amateurs de films algériens, viennent aux projections et attendent avec impatience les débats qui permettent à toutes les paroles d'avoir droit au chapitre. Pour rester dans la symbolique du cinquantenaire de l'indépendance, l'association "Regards" sur le cinéma algérien organise une grande exposition de cinquante affiches de films algériens à la Maison des relations internationales de Montpellier. En fait, comme le rappelle Nadir Bettache, «ces affiches racontent la formidable épopée du cinéma algérien sur un demi-siècle de production et de créations». Même si les nouveautés se comptent sur les doigts d'une main, le public va découvrir Normal la nouvelle production de Merzak Allouache et des 'uvres un peu plus anciennes, comme la comédie musicale La place ou encore Mimezrane. A quelques jours de l'ouverture officielle, le public de Montpellier a eu un avant-goût de la programmation, ce dimanche 15 janvier, lors de la projection de l'avant-première du film La baie d'Alger de Merzak Allouache, adapté du roman éponyme et autobiographique de Louis Gardel. Ce film, destiné à la télévision, replonge le spectateur dans l'ambiance de la guerre d'Algérie.
La voix off de Louis Gardel racle le fond de ses souvenirs pour relater un épisode de son adolescence. Tout de suite, le spectateur se retrouve sur la plage de Surcouf, proche d'Alger, en compagnie de la jeunesse dorée pied noir qui semble insouciante. Mais la guerre est là et la presse rapporte les différentes opérations des résistants algériens. Le jeune Louis trouve en Bouarab le pêcheur, chef local du FLN, un interlocuteur qui essaye de le rassurer et de le mettre en garde contre les périls qui le guettent. Au lycée, les débats entre pro et anticolonialistes sont vifs, surtout quand le père Sintès est arrêté pour avoir aidé la résistance algérienne. Le jeune Louis n'arrive pas à prendre une position claire car il a des amis dans les deux camps. La jeune Michelle, une voisine qu'il retrouve sur les sables chauds de la plage, le trouble et semble le détourner des questions qu'il se pose. Mais la littérature et son professeur d'histoire, d'obédience communiste, le ramènent à chaque fois à la réalité d'un pays en guerre. Le succès au baccalauréat le conduit à Paris où il deviendra éditeur littéraire aux éditions du Seuil.
Enfin, pour clore ce mois riche en festivités, l'association "Identités et Partage" organise, le 21 janvier à la salle des rencontres de la mairie de Montpellier la commémoration de Yennayer. Ce rendez-vous convivial, devenu incontournable dans la région, draine chaque année une assistance nombreuse qui vient découvrir les richesses et les multiples facettes de la culture algérienne.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Slimane Ait Sidhoum
Source : www.elwatan.com