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Eborgné à cause d'un pétard (1re partie) Coups et blessures



Eborgné à cause d'un pétard (1re partie)                                    Coups et blessures
L'affaire qui a été jugée dernièrement à la cour d'Alger remonte à l'année dernière, lors de la fête du Mawlid ennabaoui.
Ce soir-là, la veille du Mawlid ennabaoui, Mourad se trouvait au balcon de son appartement sis à Baba Hassen. Bien qu'il soit âgé d'une quarantaine d'années, il éprouvait toujours une fascination toute juvénile envers les pétards, les bougies, les feux d'artifices et autres produits pyrotechniques. A ses enfants, cependant, il n'avait acheté que des bougies et quelques «newwalat», parce qu'il estimait que les pétards étaient dangereux. Le mieux serait de les admirer mais à distance respectable. C'est pourquoi il se trouvait au balcon avec ses trois enfants. Soudain, alors que le brave père de famille se croyait à l'abri de tout incident, un gros pétard jeté on ne sait par qui vola dans les airs, passa au dessus de sa tête, entra au salon où il explosa dans un fracas spectaculaire.
Cela amusa beaucoup les enfants mais mit en colère Mourad.
- Vous avez vu qui a lancé ce pétard, les enfants '
- Non, répondit l'aîné âgé de douze ans. Mais à mon avis, c'est un des jeunes qui sont assis sous ce réverbère là-bas qui a fait le coup. Regarde-les, ils sont en train de rigoler.
Mourad regarda dans la direction que lui indiquait son fils et il acquiesça :
- Oui, tu as raison. C'est l'un d'eux qui a lancé ce pétard dans notre maison. Je vais leur dire deux mots.
Au moment où il allait ouvrir la porte, Saléha, son épouse, lui demanda :
- Hé ! Où vas-tu Mourad '
- Je vais régler leurs comptes aux voyous qui ont lancé un pétard chez nous.
- Allez, laisse tomber ! Ce pétard n'a pas fait de dégâts, c'est l'essentiel.
- Non, Saléha. Si je ferme les yeux sur ce pétard demain, ils vont lancer un cocktail Molotov.
- Mais non, mais non, ils ne vont rien lancer du tout. Suis mon conseil ! S'ils voient que ce pétard t'a énervé au point d'aller te chamailler avec eux, demain ils lanceront un autre.
- C'est quoi encore cette théorie '
- Ce n'est pas une théorie, Mourad mais juste une conduite à tenir devant des gosses turbulents et que la majorité des enseignants connaît. A l'école quand les élèves découvrent que leur enseignant s'énerve ils feront tout pour l'énerver chaque jour. Mais s'il se montre stoïque, ils ne se fatigueront pas pour l'énerver.
- Tu as peut-être raison, Saléha mais nous ne sommes pas à l'école ! Ce pétard aurait pu aveugler un de nos enfants... Non, non, il faut que je corrige cette bande de voyous.
- S'il te plaît, Mourad, laisse tomber !
- Ta gueule !
(à suivre...)
L'affaire qui a été jugée dernièrement à la cour d'Alger remonte à l'année dernière, lors de la fête du Mawlid ennabaoui.
Ce soir-là, la veille du Mawlid ennabaoui, Mourad se trouvait au balcon de son appartement sis à Baba Hassen. Bien qu'il soit âgé d'une quarantaine d'années, il éprouvait toujours une fascination toute juvénile envers les pétards, les bougies, les feux d'artifices et autres produits pyrotechniques. A ses enfants, cependant, il n'avait acheté que des bougies et quelques «newwalat», parce qu'il estimait que les pétards étaient dangereux. Le mieux serait de les admirer mais à distance respectable. C'est pourquoi il se trouvait au balcon avec ses trois enfants. Soudain, alors que le brave père de famille se croyait à l'abri de tout incident, un gros pétard jeté on ne sait par qui vola dans les airs, passa au dessus de sa tête, entra au salon où il explosa dans un fracas spectaculaire.
Cela amusa beaucoup les enfants mais mit en colère Mourad.
- Vous avez vu qui a lancé ce pétard, les enfants '
- Non, répondit l'aîné âgé de douze ans. Mais à mon avis, c'est un des jeunes qui sont assis sous ce réverbère là-bas qui a fait le coup. Regarde-les, ils sont en train de rigoler.
Mourad regarda dans la direction que lui indiquait son fils et il acquiesça :
- Oui, tu as raison. C'est l'un d'eux qui a lancé ce pétard dans notre maison. Je vais leur dire deux mots.
Au moment où il allait ouvrir la porte, Saléha, son épouse, lui demanda :
- Hé ! Où vas-tu Mourad '
- Je vais régler leurs comptes aux voyous qui ont lancé un pétard chez nous.
- Allez, laisse tomber ! Ce pétard n'a pas fait de dégâts, c'est l'essentiel.
- Non, Saléha. Si je ferme les yeux sur ce pétard demain, ils vont lancer un cocktail Molotov.
- Mais non, mais non, ils ne vont rien lancer du tout. Suis mon conseil ! S'ils voient que ce pétard t'a énervé au point d'aller te chamailler avec eux, demain ils lanceront un autre.
- C'est quoi encore cette théorie '
- Ce n'est pas une théorie, Mourad mais juste une conduite à tenir devant des gosses turbulents et que la majorité des enseignants connaît. A l'école quand les élèves découvrent que leur enseignant s'énerve ils feront tout pour l'énerver chaque jour. Mais s'il se montre stoïque, ils ne se fatigueront pas pour l'énerver.
- Tu as peut-être raison, Saléha mais nous ne sommes pas à l'école ! Ce pétard aurait pu aveugler un de nos enfants... Non, non, il faut que je corrige cette bande de voyous.
- S'il te plaît, Mourad, laisse tomber !
- Ta gueule !
(à suivre...)
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