
Un pacte d'actionnaires pour la création d'une joint-venture pour le développement d'un guichet unique électronique aux ports d'Alger, Oran et Skikda et son extension dans une seconde phase aux autres ports du pays a été signé, à Dubaï (Emirats arabes unis), entre le directeur général de l'Entreprise portuaire d'Alger, Abdelaziz Guerrah, et le PDG de la société émiratie Dubai Ports World (DPW).Une fois avalisé par le Conseil des participations de l'Etat (CPE), cet accord ? signé en marge d'un séminaire sur le transport maritime organisé par le conseil des hommes d'affaires algériens installés à Dubaï ? devrait être mis en application dans un délai d'un an après la création de la société commune, et connaître une généralisation à l'ensemble des enceintes portuaires dans un délai de trois ans, selon M. Guerrah.Interrogé en marge de la signature du pacte d'actionnaires, M. Guerrah a souligné que le guichet unique électronique est «une plateforme de communication à valeur ajoutée qui permet à l'ensemble des acteurs de la communauté maritime et portuaire d'échanger les informations en toute sécurité et confidentialité».L'objectif est aussi, selon le directeur général de l'Entreprise portuaire d'Alger, d'arriver à «obtenir un gain de temps et réaliser une économie dans les différentes phases de transport et concrétiser enfin la dématérialisation des procédures administratives, douanières et fiscales actuelles». M. Guerrah souligne que «pour décharger un conteneur, il faut actuellement un minimum de quinze documents, avec un délai d'attente interminable, alors qu'avec la nouvelle procédure totalement informatisée, il ne reste à peine que deux ou trois documents nécessaires à l'opération de dédouanement, de contrôle et de réception finale de la marchandise».Il précise que le partenaire émirati prendra en charge toute la partie technologique en installant les équipements et en assurant le transfert du savoir-faire à travers la formation de tout le personnel algérien aux nouvelles formalités en vue d'arriver à «algérianiser» toutes les procédures dans un délai de cinq ans, au bout desquels Dubai Trade ne gardera que la partie management du projet.De son côté, Mahmoud El Bastaki, directeur de Dubai Trade, filiale de DPW, explique que «la nouvelle procédure qui sera mise en place permettra de faciliter les opérations de contrôle, de paiement et de livraison des conteneurs et de mouvement des navires de marchandises à travers une gestion via le réseau internet et la téléphonie mobile», tel que cela se pratique dans la plupart des ports à travers le monde et notamment dans le plus moderne d'entre eux, le port de Djebel Ali à Dubaï.«L'expérience acquise par Dubai Trade et DPW, dans les ports des Emirats, dans le domaine de la gestion informatisée des mouvements des bateaux sera appliquée en Algérie afin d'éliminer toutes les procédures incluant des dossiers en papier et des déplacements des différents intervenants dans la chaîne des transactions commerciales transitant par voie maritime».Le responsable de Dubai Trade ajoute que l'opération servira ? à travers l'application de 18 services électroniques dans une première phase et de 22 services dans une seconde phase ? à constituer une façade maritime informatisée et permettra aux hommes d'affaires et à l'administration, ainsi qu'aux partenaires économiques de l'Algérie de profiter de services performants, via le guichet unique électronique, dès le second semestre 2016. Il est à savoir que le partenaire émirati présent en Algérie depuis 2009 a déjà procédé à nombre de changements dans la gestion des ports d'Alger et de Djendjen à Jijel, mais se plaint de la lenteur des travaux réalisés par Cosider sur les quais et le terre-plein. Une opération qui devrait lui permettre d'installer des grues automatiques appelées «portiques de gerbage» servant à décharger, sans aucune intervention humaine, des navires et l'acheminement des conteneurs vers les camions, ainsi que les opérations de dédouanement et de passage par le scanner.DPW évoque la lenteur des travauxUn procédé ultra moderne qui permettrait, selon M. Guerrah, de «passer de 10 conteneurs déchargés à l'heure à 25 ou 30. La capacité d'accueil du terminal sera multipliée par 3 également».M. Guerrah reconnaît cependant qu'il y a un retard de la part de Cosider dans l'opération de consolidation du terre-plein et confortement des quais déstabilisés par le tremblement de terre de mai 2003. Le responsable explique que pour la première opération, Cosider a réalisé les travaux sur deux sections sur les dix prévues.Il souligne que le retard est dû au fait que la poursuite des activités du port et l'exiguïté nécessitent un travail en plusieurs étapes ce qui ne facilite pas l'avancée du projet. Il assure cependant que les travaux de consolidation ainsi que le renforcement des quais devraient s'achever, pour la première opération, dans une année, et pour la seconde dans dix huit mois, ce qui permettra à DPW d'installer les portiques de gerbage sur un terminal rénové et de moderniser totalement le port d'Alger dans deux ans au maximum.Une perspective qui est très attendue par le PDG de DPW, Sultan Ahmed Bin Sulayem, qui a évoqué la question lors d'un point de presse organisé en marge du séminaire sur les perspectives d'investissement dans le transport maritime en Algérie, à Dubaï. Présente en Algérie en effet depuis 2009 ? et pour une durée de trente ans ? la société émiratie Dubai Ports World gère actuellement les terminaux à containers des ports d'Alger et de Djendjen, mais elle estime que son avancée bute sur un certain nombre de difficultés dont la lenteur des travaux sur les quais.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zhor Hadjam
Source : www.elwatan.com