
Désirs. En un face-à-face par balle au pied pour la plus belle de l'année, Miss coupe d'Algérie. Bejaïa avec son MOB et Larbaa par son RCA dans un duel de séduction final à l'attention, imprévisible comme toujours, de la dame la plus convoitée au printemps de chaque saison footballistique.Jour-j d'une lutte à deux pour un sacre qui se conjugue à la mode d'une soirée de noces. J'arrête le fantasme ' Dame coupe me le refuse, elle qui ne vit et ne tire son caprice que de métaphores ambrées. Mais avant le verdict, cette fée rayonne cette après-midi sur le socle sculpté de la table de circonstance au milieu de la tribune officielle, surtout qu'elle se sait admirée par des millions d'Algériens entre spectateurs et téléspectateurs. Mieux, elle est aussi au courant des ouïes fines qui n'ont que la radio pour suivre le combat de sa conquête. Comment rejeter cette prestance qu'on lui signe par une standing-ovation à chacune de ses apparitions comme son pèlerinage, une première, dans les deux villes de Bejaïa et de Larbaâ. Elle est en droit de trôner face aux gladiateurs qui suent sur le champ de bataille du martyr Mustapha Tchaker parce qu'elle s'arrache et ne se négocie pas. C'est confirmer la tradition de cette dame qui ne s'offre pas sur un sourire au coin des lèvres de l'un des courtisans. Tout est... en couleurs, du Vert et du Bleu dans la... Rose. Le décor est planté. Dans cette ordalie, l'heurt est frontal et sans protocole sur l'herbe de la ville des Roses. Surtout entre ce duo original de 2015 aux allures de deux jeunes loups « affamés » qui passent leurs tests d'aptitude à la maturité. Promettant et prometteur pour deux postulants aux dents aiguisées voulant signer le registre du palmarès de cette compétition comme l'ont fait les ex-« petits » (CRE Constantine, CRB Mecheria et Béni Thour...). C'est le printemps des « vierges » d'un hit parade qui fait saliver toutes les équipes. Car même le vaincu inscrira son nom sur le tableau face à son tombeur. Un finaliste, c'est aussi une présence officielle sur le registre. Un charme que seule Dame coupe peut procurer en le prouvant à maintes fois depuis la première édition de 1963 qui s'était, d'ailleurs, jouée deux fois avant de tomber dans les bras de l'ES Sétif, devenu son fidèle jamais trahi à huit « rendez-vous » ponctuels contrairement à la face boudeuse de la Dame qui avait éconduit à sept reprises en finale l'USM Alger malgré le jeu alléchant des artistes de Soustara. Des années après, cette USM Alger multiplie les harcèlements et les gestes fins de l'attirance captant pour longtemps l'intérêt de la coupe qui frappera huit fois à la porte des Rouge et Noir. L'histoire de la coupe se décline ainsi. Tout prétendant aura un jour à verser des larmes de désillusion et un autre jour des larmes de l'extase. Tout « capricieusement », la coupe peut vous manifester son attachement pour vous plaquer sans avertissement. Le MC Alger aura goûté à la potion amère après six succès consécutifs pour se lâcher en sanglots longs un après-midi devant son meilleur ennemi, son voisin éternel. Comme l'avait fait l'USMA, le Doyen retentera une touche et gagnera la réconciliation avec la coupe par une chaude accolade, « léguant » la tristesse au vaincu, la JSK. C'est le secret des habitués de ce challenge qui usent et « abusent » de leur charme ravageur. Cet exercice est attendu cet après-midi à Tchaker entre le MOB et le RCA qui s'essayeront à résoudre l'énigme au bout d'un effort pouvant déborder les 120 minutes face à toutes les « inconnues » de cette Dame imposant toujours sa raison que la raison ne connaît pas et que l'histoire oublieuse ne peut retenir, ceci pour reprendre une complainte du bout de plume d'un confrère « usmiste », aujourd'hui soulagé, depuis que son équipe a chassé le signe indien. Un simple épisode de « nostalgie » de la coupe dans le milieu des fans. Aujourd'hui, en allant dans la ville des Roses, le MOB et le RCA devront se présenter dans l'allure de candidats à la « relève » pour une apothéose aux parfum et fragrances de deux régions qui respirent le foot. Le fair-play en priorité. Pour un hommage à deux prestigieux noms de la coupe d'Algérie, souffrant depuis quelque temps, H'cen Lalmas et Abderrahmane Meziani.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M H
Source : www.horizons-dz.com