L'Agence
nationale d'intermédiation et de régulation foncière (ANIREF) ambitionne de
créer de « vraies zones industrielles » qui seront localisées à travers le
territoire national, sur une superficie globale avoisinant les 3.880 ha. Cet
ambitieux projet sera précédé par la création d'une zone pilote «de nouvelle
génération», à Sidi Bel-Abbès. Ce projet pilote est déjà ficelé et atterrira,
très bientôt au Conseil de participation de l'Etat (CPE). C'est ce qu'a annoncé
hier, la directrice générale de l'ANIREF, Hassiba Mokraoui, lors d'une
conférence de presse tenue au siège de l'Agence, à Alger. Mme Mokraoui a
affirmé que le terrain d'assiette réservé à cette future zone industrielle
moderne est d'une superficie de 63 ha. En défendant le projet, H. Mokraoui a
précisé que cette zone industrielle sera ultra moderne. Elle sera dotée
d'hangars modulables, de réseau d'assainissement et d'une station d'épuration,
de voies d'accès, de l'énergie électrique et de l'AEP. Selon Mme Mokraoui,
cette zone de «nouvelle génération» sera entourée par des infrastructures de
base (hôtel, crèche, et cantine et d'autres moyens nécessaires). La
conférencière a précisé également que son agence a pu, pour le moment,
récupérer 948 lots d'actifs dormants (non exploités), répartis sur 25 zones
industrielles et d'une superficie de 600 ha. Une fois le feu vert du CPE, ces
lots seront mis en concession au profit des investisseurs. A cela s'ajoutent
les actifs excédentaires des entreprises publiques. «Quelque 740 ha récupérés
seront mis sur le marché», a-t-elle affirmé. L'ANIREF a également réservé une
petite partie de son portefeuille foncier aux PME. Les responsables de cette
agence prévoit un morcellement de 12 lots, d'une superficie totale de 12 ha, et
ce, pour encourager les PME, à investir. Pour l'instant (janvier 2011),
l'ANIREF a mis à la disposition des investisseurs, à travers son portefeuille
foncier, 35 lots répartis sur 17 wilayas du pays.
A noter que l'ANIREF, durant l'exercice 2010,
a réalisé 55 opérations de mise en concession, à travers 28 wilayas. Les
statistiques de l'agence font ressortir que sur 172 actifs proposés, 117 ont
été concédés au profit des investisseurs. Ils totalisent une superficie globale
de 145 ha, avec un engagement d'investissement de l'ordre de 38,1 milliards de
DA.
En ce qui concerne l'envolée du prix de
foncier industriel, souvent très critiqué par les investisseurs, la DG de
l'ANIREF a reconnu que les prix pratiqués sont élevés, mais précise-t-elle,
ceux du foncier industriel, à l'intérieur du pays, sont abordables. «125 DA le
m² à Djelfa et 150 DA à Laghouat» a-t-elle mentionné en soulignant qu'a Oued
Semar, à Alger, le m² est cédé à 4.000 DA. Mme Mokraoui a précisé que la
fourchette des prix de concession du foncier industriel est de 400 DA le m²
(moyenne nationale) à l'exception des grandes villes, notamment à Alger où les
prix sont excessivement chers. «Les prix restent très élevés à Alger, Blida,
Oran et Annaba, car la demande est plus forte que l'offre». Et la conférencière
d'ajouter que c'est la raison pour laquelle son agence compte développer des
zones industrielles, pour enrichir l'offre afin d'assurer un meilleur équilibre
des prix du foncier industriel. Mais, précise-t-elle, la priorité de ce
développement de nouveaux espaces d'activités économiques sera donnée à
l'équilibre régional. « Tout le monde est braqué sur Alger. Notre objectif est
d'attirer les investisseurs vers l'intérieur du pays avec des produits modernes
et à des prix compétitifs » a-t-elle conclu.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com