Le Cercle de Réflexion et d'Echange des Dirigeants des Administrations fiscales (CREDAF), organise à Alger un important séminaire, portant «Etat des lieux et diagnostic des solutions numériques au service de l'élargissement de l'assiette fiscale», et ce, du 19 au 21 novembre en cours.Conformément à sa nouvelle stratégie, adoptée lors de l'Assemblée générale de Haïti, ce sujet constitue un premier axe de travail du thème général retenu pour le programme triennal de l'association (l'élargissement de l'assiette fiscale). Selon la direction générale des impôts (DGI), le séminaire des directeurs d'Alger a pour objectif, d'une part, de faire l'état des lieux des solutions numériques, destinées à élargir l'assiette fiscale, déjà adoptées au sein des pays membres, et, d'autre part, de procéder au diagnostic sur l'impact de ces solutions, sur la mobilisation des recettes fiscales (élargissement de l'assiette, recouvrement, etc.).
Pour une meilleure organisation du séminaire, une demande de contribution a été adressée à chacun des pays membres, afin de recueillir, d'un côté, les solutions numériques fréquemment rencontrées déjà mises en place (notamment les télé-procédures : immatriculation, télé-déclaration, télé-paiement, etc.), ainsi qu'un diagnostic sur l'apport de ces technologies en matière d'assiette et de recouvrement ; de l'autre, les solutions numériques «innovantes» mises en place, ou à l'étude, pour faire progresser les rentrées fiscales, en élargissant l'assiette ou en améliorant le recouvrement, ou bien encore, le contrôle, en identifiant mieux les contribuables, les activités, les flux financiers (exemples : solutions basées sur la biométrie, la téléphonie mobile, la géolocalisation, etc.).
Ce séminaire se tient dans un contexte où le développement fulgurant et la distribution massive des technologies de l'information et de la communication, sont en train de transformer radicalement les comportements de l'ensemble des agents économiques (production, consommation, etc.).
Ce qu'il est convenu d'appeler «la révolution numérique» consacre des mutations profondes, voire un changement de paradigme, avec d'importantes opportunités à saisir et de nombreux défis à relever pour l'humanité. «Dans un tel contexte, les administrations fiscales soucieuses de préserver et/ou améliorer leur efficacité ont, pour leur part, une impérieuse nécessité d'adapter leurs méthodes de travail et leur mode de pensée. Cette nécessité concerne, bien entendu et au premier chef, la sécurisation des recettes, compte tenu des possibilités offertes par la dématérialisation des transactions, tant en termes de vitesse que de localisation». Mais au-delà de cette démarche «défensive», le second défi à relever «consiste à saisir les opportunités, pour mieux exploiter le potentiel fiscal, notamment en termes d'assiette des différents impôts et taxes», indique la DGI.
A cet égard, dans les pays en développement, dont la plupart des pays membres du CREDAF, le manque de diversification des recettes, le faible niveau de la fiscalité des particuliers, et la part importante de l'économie informelle dans la formation du PIB (40% en moyenne, pour les pays africains à faibles revenus, et 35% pour les pays africains à revenus intermédiaires), constituent des difficultés largement partagées.
Aussi, beaucoup de pays, développés et en développement, réfléchissent actuellement aux solutions permettant de relever ces défis, et de saisir les opportunités offertes par la digitalisation progressive de la vie économique et sociale, et ont commencé à les mettre en ?uvre.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R E
Source : www.letempsdz.com