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Droits de l'homme



Droits de l'homme
Constat alarmant que celui dressé par la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH). L'inquiétude de la ligue est grande. Les atteintes aux libertés syndicales et individuelles se multiplient et les lois votées ne sont qu'une prolongation de l'état d'urgence pourtant levé.Nawal Imès - Alger (Le Soir)Les représentants de pas moins de dix-sept sections de la LADDH tirent la sonnette d'alarme. La situation des droits de l'Homme est loin d'être reluisante, atteste maître Dabouz Salah, président de la section d'Alger. Il évoque une régression tous azimuts au moment où le discours officiel dresse un tableau idyllique.L'avocat énumère les nombreux cas de torture à l'intérieur même des commissariats et une instrumentalisation outrageuse de la justice. Les syndicats autonomes sont les premiers à en faire les frais puisqu'ils sont systématiquement traînés devant les tribunaux à chaque fois qu'ils font valoir leur droit à la grève.C'était le cas lors du conflit au sein de l'Etusa où, affirme maître Dabouz Salah, la justice avait ordonné non pas l'arrêt de la grève mais signifié aux cinq syndicalistes de reprendre leur travail.Une décision exploitée par la direction pour faire croire à l'illégalité du mouvement et influencer de la sorte sur le cours des événements.De très nombreux syndicats autonomes sont d'ailleurs en attente d'un agrément qui ne leur est toujours pas délivré surtout dans le secteur économique où les syndicats autonomes ne sont pas les bienvenus.Les anciennes sections du Cnes, qui se sont démarquées de leur direction pour créer un nouveau syndicat, sont, elles aussi, en attente d'une réponse du ministère du Travail. Elles font souvent l'objet d'intimidations.Un nombre important de syndicalistes font, quant à eux, face à des décisions de suspensions arbitraires.C'est le cas de syndicalistes au sein de la Protection civile, des collectivités locales ou de la justice, suspendus pour leurs activités syndicales.Les mouvements de protestation, soient-ils pacifiques, ne sont, eux non plus, nullement tolérés puisque les protestataires sont non seulement réprimés mais finissent quasiment tous devant des juges qui les condamnent de manière tout aussi systématique pour attroupement non autorisé.Autre source d'inquiétude de la LADDH, le nombre de plus en plus croissant des suicides par immolation.Une contestation par la mort selon Maître Dabouz qui dit ne pas comprendre l'indifférence des pouvoirs publics face à des personnes en détresse.Les tentatives d'exploiter les crimes commis contre les enfants pour appeler à un retour de la peine capitale inquiètent également la Ligue des droits de l'Homme qui estime qu'il n'est pas possible d'aller à contre-sens de l'Histoire et revenir à l'application des condamnations à mort après le moratoire signé par l'Algérie.C'est au final, la domination du pouvoir exécutif qui est dénoncée par cette même ligue qui qualifie d'anticonstitutionnel un nombre important de textes votés par les députés au sein de l'APN à l'image de la loi sur les partis, les associations ou celle relative à la profession d'avocat.L'ensemble des militants des droits de l'Homme sont interpellés pour mener des actions pédagogiques sur le terrain.


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