Le droit des non-voyants à la formation et aux moyens matériels qui s'imposent ne suffit plus dans un pays qui a ratifié l'ensemble des conventions internationales y afférentes.
Cette frange de la société doit, aujourd'hui, inéluctablement s'impliquer dans la conception et l'exécution des programmes la concernant. Un principe d'égalité des chances que nul n'est en mesure de contredire. C'est à l'initiative de l'Association nationale des éducateurs et enseignants spécialisés pour aveugles (ANEESA), qu'une équipe multidisciplinaire est intervenue, hier, au niveau de l'hôtel l'Emir de Chéraga (Alger) pour exposer «la situation réelle des non-voyants et mettre l'accent sur les voies et moyens susceptibles de leur conférer le droit d'accéder effectivement à l'égalité des chances». Les différents intervenants ont ainsi beaucoup insisté sur ce principe, comme établi par «les conventions internationales et la réglementation en vigueur, devant être appliquées à l'égard de l'ensemble des citoyens, sans discrimination aucune et selon les capacités et besoins». En plus du droit des non-voyants à la formation et à l'éducation ainsi que l'apport de l'Etat pour leur conférer les moyens humains et matériels, ceux-ci, et eu égard à l'évolution des droits de l'homme dans le monde doivent être impliqués dans la conception et la prise de décision ainsi que la concrétisation des programmes les concernant. C'est à cet effet que les différents intervenants ont insisté sur la nécessité de «mettre en place des organes de concertation et de coordination intersectoriels, gouvernementaux et non gouvernementaux, leur contrôle et l'évaluation de leur action». Les différents intervenants ont également évoqué le rôle de la société civile pour l'aide de cette frange souvent oubliée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M M
Source : www.lesoirdalgerie.com