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Dr Abbad : «Un député peut imposer qu'il y ait un terrain, une piscine et une salle omnisports dans chaque daïra»



Dr Abbad : «Un député peut imposer qu'il y ait un terrain, une piscine et une salle omnisports dans chaque daïra»
"Le programme que je prône ne concerne pas Alger seulement, mais toute l'Algérie."
Dr Abbad a été ministre de la Formation professionnelle de 2002 à 2004 dans les gouvernements de Ali Benflis et Ahmed Ouyahia. Aujourd'hui, il aspire à revenir dans la politique en étant candidat à la députation dans la liste d'Alger du parti El Moustakbal, présidé par Abdelaziz Belaïd. Ancien dirigeant de l'USM El Harrach, il est dans le milieu du football depuis une trentaine d'années. Il nous parle de ses projets en matière de sport en général et de football en particulier dans le cas où il serait élu.
Qu'est-ce qui a motivé votre choix de postuler à la députation '
Déjà, il ne faut pas oublier que j'avais été député pendant un mois, avant de devenir ministre pendant trois ans. La politique n'est donc pas une chose nouvelle pour moi, même si le sport reste pour moi un domaine dans lequel j'aime évoluer. Ma motivation, en postulant pour la députation, est de contribuer à l'éclosion du sport en Algérie de manière générale et du football en particulier.
Pensez-vous être plus efficace comme député, législateur de lois, que comme ministre, membre d'un exécutif '
Tout à fait. Le député est l'émanation du peuple. Il est là pour transmettre les exigences du peuple et doit les défendre en haut lieu. Les aspirations du peuple sont modestes : des aires de jeu, des piscines, des terrains' Ce sont des infrastructures basiques. Si vous avez un député solide qui veut le bien du peuple et de l'Algérie, il peut imposer, par exemple, qu'il y ait un terrain de football, une salle omnisport et une piscine par daïra. La pratique du sport est un moyen de récupérer les jeunes de la déperdition scolaire. Plutôt que d'avoir des hittistes, mieux vaut occuper les adolescents et les jeunes comme s'ils étaient en colonies de vacances.
A la différence de beaucoup de candidats, vous parlez d'actions à l'échelle nationale et non pas de promesses à l'échelle de votre wilaya seulement'
L'avantage que j'ai par rapport aux autres candidats est que je suis dans la capitale, Alger, qui est le miroir de l'Algérie. J'ai donc une vision nationale de la refonte du sport. Le programme que je prône ne concerne pas Alger seulement, mais toute l'Algérie.
Quel serait, justement, votre programme pour relancer le football d'élite '
Pour arriver à un niveau respectable, il faut commencer par la base. Il faut remettre le football à l'école, créer des instituts de football, construire des terrains de jeu dans chaque quartier, former des formateurs' Avec l'inexistence des terrains, les gens vont s'emprisonner devant leurs téléviseurs. Il est pourtant si simple de fournir des moyens de base. Il n'y a même plus d'écoles de football dans les quartiers. On a perdu l'enseignement du football. De plus, il y a de mauvais dirigeants, de mauvais conseillers. Il faut absolument revoir la politique du football. Les performances de l'Algérie en 1982 et 1986 étaient le fruit d'une restructuration du football qu'était la Réforme sportive. Lakhdar Belloumi, Abdelkader Meziani ou Younès Ifticen touchaient un salaire de 2 500 DA et les primes de match à l'USM El Harrach étaient de 300 DA, mais il y avait une gestion saine, si bien que, lorsque Meziani et Djefdjaf s'étaient mariés, nous avions eu les moyens de leur offrir des logements sociaux. Aujourd'hui, il y a beaucoup d'argent et une mauvaise gestion. Tout est dans la gestion rationnelle des moyens.


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