Depuis des
millénaires, les deux rives de la méditerranée ont constitué des contrées aux
innombrables confrontations identitaires générant, étrangement, des élans
civilisateurs formidables.
En effet, les
tempéraments socioculturels des élites se succédant dans le temps, de part et
d'autre des deux rives de la Méditerranée, sembleraient se complaire avec ces
comportements tantôt emportés tantôt sereins et, donc, enclins aux humeurs
euphoriques des fois, coléreuses, abattues et méfiantes souvent. Par ailleurs,
celles-ci n'ont pas cessé de s'empêtrer dans des conflits, générés aux plan
interne et externe, d'ordre existentiel conjugué à l'accaparement outrancier
des profits liés au bien-être exclusif des enfants de la rive nord de la
méditerranée, et de ceux d'Israël se trouvant a son… sud.
Il est donc vrai que la Méditerranée, à
l'origine, avait toujours constitué le berceau du veau d'or et des excès liés
aux plaisirs de la possession, des biens matériels, et ce, depuis, notamment,
la révolution industrielle et les propensions coloniales ainsi que de leurs
importants impacts sur le mode de vie et les caractères des gens des deux rives
avec, toutefois, à chacune son lot d'opportunités pour les uns, et, de
dépendance totale pour les autres. En d'autres termes, l'ère, de la finance
internationale et ses excès, vient d'être inaugurée. Avec de nouveaux entrains
et méthodes marchandes intercontinentales.
Le Douro, mot probablement d'origine sémite,
de l'appellation également d'un fleuve d'Espagne s'épanchant sur le Pacifique
en passant par le Portugal, avait constitué durant des siècles la monnaie
centrale de la rive sud de la Méditerranée et d'ailleurs. Il valait cinq
pesetas en Espagne. Chez nous, cinq anciens centimes français. En arabe, Douro
cela veut dire aussi un… rond ! A ce propos, on dit encore chez nous : Imout â
ladouro. : Il adore le Douro jusqu'à en mourir. Lorsque quelqu'un est volé ou
trompé il dit : Ce n'est pas la perte du Douro en tant que tel qui me chagrine,
mais le dessin qu'il y a dessus. Et encore : il serait raisonnable de manger -
dépenser - un Douro aujourd'hui et d'en garder un autre pour les lendemains.
Toujours. C'est le conseil d'un vieux Papa expérimenté à son fils dépensier.
A ce propos, il est toujours utile de noter
que la chute de l'Andalousie, avec ses principautés, a été en grande partie due
à l'amour effréné au Douro générateur de tous les plaisirs dépravants et,
également, des discordes terroristes interminables fomentées par des officines
mettant l'intérêt de l'or, combiné aux extrémismes religieux et culturels, au
dessus de toutes autres considérations.
Comme aujourd'hui
par d'autres subterfuges d'échanges boursiers devenant incontrôlables voire
toxiques : un nouveau terme du genre... terrorisant. La Grèce, autrefois
berceau de la civilisation des sagesses, est devenue à la merci des
restrictions ordonnées par des nations ogresses et travailleuses non
dépensières surtout. A l'image de l'Allemagne !
Ainsi, l'actuel ordre économique mondial, ne
tenant qu'a des indices virtuels d'ordre boursier, est en train de s'essouffler
par la force de l'évolution d'un monde en pleine mutation sur tous les plans
que ce soient économique, politique, financier… et, d'une façon générale, de
sécurité devenue un fourre-tout pour quelques pays, notamment les USA, la
Grande Bretagne, la France…, mettant en avant divers arguments convaincants
pour eux , alors qu'en vérité ils ne pensent qu'aux hégémonies leur permettant
de bloquer l'essor moral et matériel du reste du Monde. Et ce, tout en sachant
qu'ils ont participé à des réalisations merveilleuses au profit de l'Humanité.
Cependant, en Douro en contrepartie et en Terro comme motif à d'autres dessins
liés. Les USA viennent en tête dans ce classement.
A ce propos, ils
n'admettent pas les nouvelles réalités et se posent des questions sans
accepter, pour autant, les dures réponses de peur qu'elles aillent les
surprendre voire les dépouiller de leur soi-disant puritanisme. A l'exemple des
frasques de l'ex Président des USA, Bill Clinton, avec l'Israélienne Monika
Lewinski. Malgré tout, l'actuelle Ministre des affaires étrangères des USA
défend bec et ongles les intérêts…d'Israël. Décidemment, ce dernier «arrange»
bien les choses entre l'ex nord et l'ex sud des USA.
Entre-temps, la Chine, justement pays des
grandes catastrophes naturelles, est en train d'illustrer à sa manière sur le
terrain les réalités et réalisme en face aux défis actuels liés aux aléas
naturels et les limites du mode actuel de gouvernance économique mondiale. En
effet, et depuis un certain déjà, le pays du Dragon a su combiner,
intelligemment, les différentes théories et pratiques liées aux idéologies
capitalistes et communistes. Un greffage fructueux d'un nouveau genre. Comme
pour ses agrumes et ses étonnantes rosacées.
A ce sujet, et sur un autre angle de vue, des
chiffres font apparaître ce qui suit : 75000 milliards de dollars, c'est le
montant du produit intérieur brut mondial tel qu'établi par les Etats, alors
que celui des « produits financiers » furtifs et fictifs circulant au niveau
des marchés internationaux, formels et notamment informels, parfois
virtuellement, il avoisine les 600.000 milliards de dollars. Faramineux !
La Chine en possède une bonne partie, en
réserve, équivalente aux dettes publiques réunies de la Grèce, l'Italie, la
France, l'Espagne et le Portugal. A titre d'exemple, les USA sont devenus
redevables, de plus 800 milliards de dollars, envers la Chine.
Cette dernière est entrain de célébrer avec
un faste inouï la fête dédiée à la ville, des mandariniers, considérée comme le
coeur économique du pays de la Grande Muraille. Évidemment, c'est de Chang-Hai
qu'il s'agit. Cette kermesse d'un nouveau genre polarise l'attention des cinq
continents. Les organisateurs prévoient 100 millions de visiteurs/jour. De
l'incroyable ! Ainsi, la Chine, après avoir organisé avec brio les derniers
jeux olympiques mondiaux, est en train réédites voire innover d'autres succès
surprenants.
Ainsi le Monde a beaucoup changé pour ceux
sommeillant encore sous les anciens lauriers-roses. C'est une évidence : Il
changera encore plus aux cours des vingt prochaines années. L'homme de lettres
et politique français Alain Peyrefitte (1925-1999) avait prédit dans son livre
paru en 1967 - du vivant de Mao Zedong - : «Quand la Chine s'éveillera», que le
Monde découvrira ce pays de tous les paradoxes, et avec lui d'autres pays
dérangeants les visées d'anciens pays, à l'image d'Israël attaché à des souvenirs
culpabilisants les pays Européens notamment, et n'acceptant nullement que son
monde a lui, basé sur le Douro et le Terro, soit bouleversé. En effet, la
terreur à…. peur du courage. Et le Terro de la Démocratie.
Et non de la tiédeur et autres mièvreries
exprimées par les opinions désarticulées des pays arabes. A part quelques
mutations encourageantes dont les mues difficiles, des dites opinions arabes,
vers la liberté de la presse et la Démocratie, distendues, en face de celles
unifiées et inassouvies d'Israël.
L'INSATIABILITE
D'ISRAEL COMBINANT A SA GUISE LES NOUVEAUX DOUROS ET TERROS AUPRES DES OPINIONS
ARABES
USA y aidant !
Ces combines, devenues obsolètes voire agaçantes, à plus d'un titre,
provoqueraient, à terme, l'éveil final et le ras-le-bol définitif des opinions
internationales, notamment celles de pays arabes aujourd'hui étouffées par tant
de gangues et léthargies de toutes sortes insoutenables à terme et un déclic
définitif, emportant le vert et le sec comme on le dit chez nous, est en train
de se mettre en compte à rebours. Et, le moment venu, leurs medias via ceux des
pays arabes, tenus en laisse, aujourd'hui honnis seront demain vomis
L'Iran le sait que trop bien. Israël,
également, et, c'est pour cette raison, qu'elle tente de concentrer d'abord
l'attention des pays arabes notamment ceux du golfe, menacés soi-disant par
l'extension de l'exemple de la Révolution islamique iranienne, et à leur tête
l'Arabe Saoudite. Comme toujours. En attendant, Israël est tranquille voire
confiante du coté d'une partie de l'opinion, européenne et des USA,
conditionnée à outrance par leur soi-disant culpabilisation lors de l'horrible
Shoah.
Au fait, est-ce la seule souffrance que le
peuple d'Israël ait connue ? Ou bien alors, l'Etat d'Israël tente de polariser
voir complexer sciemment, pour encore des millénaires, les opinions européennes
vis-à-vis des mortifications, certes horribles, subies par des millions de
juifs qui ne sont plus de ce Monde ?
Pourtant, d'autres peuples ont subi les mêmes
douleurs. Dont ceux vivants, actuellement, à coté d'Israël. Et d'ailleurs. A
l'exemple de plusieurs millions d'Iraniens morts et estropiés à vie lors de la
guerre imposée, en grande partie, par ses lobbys Euro-USA ne tenant guère en
compte, aujourd'hui, de la dislocation du peuple Irakien manipulé par un
système de gouvernance ne différant pas de ceux encore en place des autres
peuples arabes estropiés de la volonté de libre expression. Dont, en premier
lieu, celle des Médias tous statuts confondus.
Ainsi, l'Iran est en train de polariser
patiemment et pertinemment l'attention des opinions arabes, malmenées par tant
de vicissitudes qui leur sont propres et qu'elles sont sciemment suscitées par
leurs gouvernants détournant ainsi l'attention de leurs peuples. Par des problèmes
intra-muros En vain ! Car ce black-out informatif démobilisateur suscite
d'autres attaches à l'exemple de celui des réactions musclées de la part de
l'Iran confortés par quelques voisins néanmoins déterminants malgré toutes les
combines médiatiques actuelles pour les en dissuader. Dimanche passé, les
déclarations du Ministre français des affaires étrangères poussent encore sur
le champignon dans ce sens : Un Iran esseulé !
En conséquence,
ces occultations ne pourraient plus atteindre leur but comme par le passé. Le
Chef du Hezbollah avait affirmé que tant qu'il y a du bruit il n'y aurait point
d'attaque ni contre le Liban ou la Syrie. Pas encore semblait insinuer ! Une
chose est sure cependant : Toute attaque surprise, comme l'apprécie Israël, provoquerait
des effets incommensurables. Pires que ceux d'avant. En effet, aujourd'hui, les
choses ont considérablement changé. A ce propos, quelques médias arabes
et…européens ont rapporté également les réactions non moins fortes du Hezbollah
- fiché comme terroriste - ; tandis que pour les autres sous tutelle exclusive
des gouvernants arabes à la merci à leur tour des influences de l'Argent,
estampillé en dollars et en euros, leur permettant d'investir dans les créneaux
annihilant tout autre essor, escomptent-ils à tort, émancipateur et
mobilisateur de leurs peuples et, donc, ces expédients encouragent, lesdits
pays arabes, de s y maintenir à leurs privilèges dont le sacro-saint pouvoir
sans partage.
A l'image de la partition du Soudan pour que
la dictature à la canne dansante soit préservée. D'autant plus, que c'est au
nom de la soi-disant cohésion de la ligue arabe, justement, devenue un
fourre-tout des échappatoires, que ce soit pour le cas du Soudan et d'ailleurs,
leur permettant de se complaire dans le mutisme et la compromission illimitée.
Les dirigeants des pays du Maghreb, quand à eux, ont, pour le moment, d'autres
chats à fouetter. Pour faire passer…le temps !
RIO DE ORO ET
SAGUIA EL-HAMRAOU LES INSULTES DU TEMPS PERDU
Le Sahara
occidental représente, aujourd'hui plus qu 'avant, un enjeu aux multiples
facettes pour l'ensemble du Maghreb et entraînant, tout récemment, dans son
sillage, des pays du Sahel en proie, en plus des aléas de la nature dont la
désertification, aux phénomène du terrorisme et de la rapine, des biens et des
personnes, sous toutes leurs formes, dont celle institutionnalisée par des
cercles intéressés, internes et externes, pivotant autour des pays dudit Sahel
limitrophe à notre grand Sahara.
Par conséquent,
des coups fourrés en perspectives. Donc, l'essentiel n'est plus la polarisation
sur le Sahara occidental, mais bien au delà. Dorénavant, c'est à ce niveau
amplifié, notamment au plan externe à la région, que se situe le véritable
danger. Khalatha tassfa - cela veut dire en quelque sorte prêcher le faux pour
avoir le vrai - semble être l'obscur mot d'ordre, devenu à la mode, pour ce cas
d'espèce. Et si tout cela ne se décante pas de sitôt ?
A voir la vélocité des médias, notamment
télévisuelle, et des bruits en tous genres qui courent, c'est comme il y'a une
certaine détermination de vouloir trouver un compromis arrangeant les intérêts
visibles et encore scellés y compris d'ordre personnel. Vers la fin des années
1970, au sommet du conflit, les médias marocains, sous la houlette du Maghzen,
ont lourdement humilié le passé du défunt Président Houari Boumediene
franchement engagé dans le désaccord entre le Polisario de l'époque et le
royaume du Maroc.
Ce dernier, n'avait pas hésité de dévoiler
des intimités voire les défauts du défunt lorsqu'il était au Maroc. Que des
coups bas de la part du Maghzen. Les impairs du défunt Hassan II ne se sont pas
limités à l'Algérie. Il avait qualifie à l'époque, publiquement l'OUA, pour ses
positions conciliantes, d'assemblée de…Tam-tam. Du vocabulaire tout «franc».
Après le Douro, le Franc et le Terro… à l'eu,
il semblerait que l'embellie, pour l'Union maghrébine, n'est pas pour demain.
En effet, les enfants - adeptes illuminés - rancuniers de Hassan II
n'hésiterons pas de récidiver les coups bas d'hier. En attendant le temps
presse et les hommes sont tellement éphémères. Aujourd'hui ils sont ici, demain
qui sait ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com