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Doha à la conquête d'Alger



Doha à la conquête d'Alger
Le Qatar veut rasséréner ses relations avec l'Algérie. Il mise à approfondir le dialogue politique avec Alger. Tout en donnant un nouvel essor à ses investissements. En bon diplomate, le Premier ministre qatari, Abdellah Bennacer Al Khalifa Thani, visite Alger pour faire fructifier les dividendes.Le Qatar veut rasséréner ses relations avec l'Algérie. Il mise à approfondir le dialogue politique avec Alger. Tout en donnant un nouvel essor à ses investissements. En bon diplomate, le Premier ministre qatari, Abdellah Bennacer Al Khalifa Thani, visite Alger pour faire fructifier les dividendes.Sur le plan politique, le petit émirat du Golfe veut surtout établir des liens durables avec l'Algérie en espérant corriger son image ternie par ses démêlés dans les conflits en Libye et en Syrie. Mais pour l'Algérie, le Qatar espère être un partenaire de taille dans la région en promettant de soutenir les efforts algériens dans les dossiers politiques régionaux ou internationaux. Le Qatar n'est pas à sa première venue puisque depuis la réélection de Bouteflika à la tête de l'Etat, Doha a envoyé son cortège de diplomates et de hauts responsables pour revoir la relation sur fond de crise.Si les deux pays s'accordent dans une sorte de lune de miel, c'est que Doha a changé toute sa façon de se conduire avec Alger. L'émir du Qatar Tamim Ben Khalifa El Thani sait que l'Algérie n'est ni l'Egypte, ni la Syrie. Dans sa visite à Alger en janvier 2013, il a laissé apparaître qu'il ne soutiendrait pas une convulsion révolutionnaire qui déstabiliserait le pays. Dans le contexte de la lutte sans merci contre le terrorisme, le Qatar veut s'affirmer comme un acteur incontournable dans la région en reconfigurant son agenda.Si Doha est accusée par certains pays de soutenir les Frères musulmans d'Egypte et les islamistes de Libye en leur fournissant aide et armes, le petit émirat du Golfe veut redorer son image auprès d'Alger. Il ne veut pas se mêler des affaires internes de l'Algérie qui a eu d'ailleurs des craintes légitimes depuis l'avènement du « printemps arabe » aux conséquences dramatiques sur la région.Alger s'est nettement distinguée par ses positions dans les dossiers syrien et libyen, ce qui lui a conforté un respect par rapport aux positions inflexibles du Qatar. Cela étant, le Qatar compte s'appuyer sur le plus grand pays du monde arabe et africain pour ses enjeux d'investissements dans le futur tout en déroulant son tapis rouge aux émissaires algériens.Hormis le nouvel investissement sidérurgique de Bellara à Jijel dont le partenariat vient d'être signé et lancé, le Qatar courtise les Algériens sur ses capacités à investir dans la pétrochimie et le tourisme et renforcer sa présence dans l'aérien et les télécoms.En ce qui concerne la crise pétrolière, le Qatar veut s'accorder avec l'Algérie sur la nécessité d'aplanir les divergences au sein même de l'Opep. Le Qatar, qui reste également un grand producteur de gaz dans le monde, est proche de la thèse de proximité de la politique énergétique des deux pays. Il y a dès lors de quoi inciter les deux parties à développer leurs intérêts mutuels sans heurts ni incidences.Sur le plan politique, le petit émirat du Golfe veut surtout établir des liens durables avec l'Algérie en espérant corriger son image ternie par ses démêlés dans les conflits en Libye et en Syrie. Mais pour l'Algérie, le Qatar espère être un partenaire de taille dans la région en promettant de soutenir les efforts algériens dans les dossiers politiques régionaux ou internationaux. Le Qatar n'est pas à sa première venue puisque depuis la réélection de Bouteflika à la tête de l'Etat, Doha a envoyé son cortège de diplomates et de hauts responsables pour revoir la relation sur fond de crise.Si les deux pays s'accordent dans une sorte de lune de miel, c'est que Doha a changé toute sa façon de se conduire avec Alger. L'émir du Qatar Tamim Ben Khalifa El Thani sait que l'Algérie n'est ni l'Egypte, ni la Syrie. Dans sa visite à Alger en janvier 2013, il a laissé apparaître qu'il ne soutiendrait pas une convulsion révolutionnaire qui déstabiliserait le pays. Dans le contexte de la lutte sans merci contre le terrorisme, le Qatar veut s'affirmer comme un acteur incontournable dans la région en reconfigurant son agenda.Si Doha est accusée par certains pays de soutenir les Frères musulmans d'Egypte et les islamistes de Libye en leur fournissant aide et armes, le petit émirat du Golfe veut redorer son image auprès d'Alger. Il ne veut pas se mêler des affaires internes de l'Algérie qui a eu d'ailleurs des craintes légitimes depuis l'avènement du « printemps arabe » aux conséquences dramatiques sur la région.Alger s'est nettement distinguée par ses positions dans les dossiers syrien et libyen, ce qui lui a conforté un respect par rapport aux positions inflexibles du Qatar. Cela étant, le Qatar compte s'appuyer sur le plus grand pays du monde arabe et africain pour ses enjeux d'investissements dans le futur tout en déroulant son tapis rouge aux émissaires algériens.Hormis le nouvel investissement sidérurgique de Bellara à Jijel dont le partenariat vient d'être signé et lancé, le Qatar courtise les Algériens sur ses capacités à investir dans la pétrochimie et le tourisme et renforcer sa présence dans l'aérien et les télécoms.En ce qui concerne la crise pétrolière, le Qatar veut s'accorder avec l'Algérie sur la nécessité d'aplanir les divergences au sein même de l'Opep. Le Qatar, qui reste également un grand producteur de gaz dans le monde, est proche de la thèse de proximité de la politique énergétique des deux pays. Il y a dès lors de quoi inciter les deux parties à développer leurs intérêts mutuels sans heurts ni incidences.


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