La prise de majorité de Djezzy se fera, si elle se fait, au prix le plus fort, car c'est le gouvernement algérien qui est sur le recul. 4 milliards de dollars, pour la prise de la majorité, sont le montant qui revient le plus souvent dans l'entrebâillement du cabinet Sherman et sterling LLP France, en charge de l'évaluation. Les contribuables sont dociles. Ils pensent que c'est Hassi R'mel qui règle. Dans le cas de Renault, le dommage est à fois stratégique et symbolique. Le gouvernement algérien s'est couvert de ridicule. Dans la semaine même, et c'est plutôt là que réside la nouveauté, ou Renault propose une publicité comparative avec le lancement effectif de la production et de l'exportation de sa nouvelle usine de Melloussa près de Tanger. Cela pour le symbolique. Le stratégique est la perte de temps. Donc, d'opportunités par ailleurs. Carlos Ghosn s'est presque dévoilé en affirmant qu'il était «hors de question de laisser qui que ce soit aller construire une usine en Algérie».
Enfin, la troisième annonce vient de la Bourse d'Alger. Et elle dit en gros qu'il n'existe quasiment plus de Bourse d'Alger. Le seul marché qui assurait, en vitrine, un seuil minimal de transactions était celui des titres émis durant les emprunts obligataires. Deux emprunts ont été remboursés en 2011 et pas de nouvelles opérations lancées durant l'année. Chute de 52% d'un flux déjà chétif au départ. Clap de fin. Ces trois annonces concentrées en l'espace d'une dizaine de jours sont le fait des acteurs de terrain. Ils disent en gros que rien de ce que veux entreprendre le gouvernement dans ce domaine ne marche dans le bon sens. Erreur sur le droit d'affaires dans le cas Djezzy, Naïveté ingénue dans le cas de Renault et entêtement aveugle dans celui de la Bourse d'Alger. Tout cela n'est pas sans préjudice.
Trois annonces en phase avec le thermomètre glacé de ce mois de février. Plus de droit de préemption algérien sur Djezzy, plus d'investissement imminent de Renault en Algérie, plus ou presque plus de segment obligataire à la Bourse d'Alger qui n'a plus que deux titres d'emprunt en cotation. La première annonce est venue à la fois du propriétaire de OTA et du ministre des Finances algérien. Le prétendu droit de préemption devient une négociation commerciale. Qui peut ne pas aboutir. Ce n'était pas la musique officielle d'il y a un an. La seconde annonce est venue du seul côté étranger. Carlos Ghosn a fini par dire ce que tout le monde sait à Alger dans les chancelleries. Il n'existe pas une intention d'investir en Algérie dans le cours terme chez le grand constructeur français.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Elkadi Ihsane
Source : www.maghrebemergent.info