
La corruption, un des maux de l'Algérie de 2013 (DR)L'indice de perception de Transparency classe les pays en fonction du degré de corruption perçue dans les administrations publiques et la classe politique, dans les pays concernés par le sondage. L'IPC de TI concentre son attention sur la corruption dans le secteur public et définit la corruption comme l'abus d'une charge publique à des fins d'enrichissement personnel. L'indice est établi à partir de données recueillies par 13 institutions internationales - parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial - est compris entre zéro pour un pays perçu comme "hautement corrompu" et 100 pour un pays considéré comme "très vertueux".La corruption comme moyen de maintien du pouvoirA l'échelle maghrébine, la Tunisie reste la mieux « lotie », à la 77e position mondiale (75e en 2012), tandis que la Maroc perd quelque points de classement, à la 91e place (88e en 2012) et la Mauritanie est à la 119e position (123e en 2012). L'Algérie « remonte » de la 105e (en 2012) à la 94e place et se maintient dans le giron des pays les plus corrompus dans le monde. Pour l'Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), le mauvais score enregistré par l'Algérie "confirme les résultats des autres enquêtes où l'Algérie est en queue de peloton : compétitivité, climat des affaires, liberté de la presse, bonne gouvernance, droits de l'homme, NTIC dont l'accès à internet, etc. ». L'association algérienne va plus loin dans son analyse de l'indice de Transparency International et considère qu'il reflète "l'absence de volonté politique" pour lutter contre la corruption : «plus grave encore, il confirme que la corruption - petite et grande, dans notre pays -, est un instrument du pouvoir , et de pouvoir, pour se maintenir en place quel qu'en soit le prix, tout en favorisant une totale impunité pour les puissants et en écrasant tout contre-pouvoir au sein de la société », déclare l'AACC dans un communiqué rendu public mardi.Un classement désastreux pour l'image du paysL'association dirigée par Djilali Hadjadj estime que les classements de l'Algérie au cours de ces dernières années dans la queue de peloton mondial dans l'IPC est un désastre pour l'image du pays. « Les conséquences des grandes affaires de corruption internationale où l'Algérie est impliquée, avec des pays et des multinationales complices, notamment avec le Canada (SNC Lavalin), la Chine (autoroute Est-Ouest) et l'Italie (SONATRACH, ENI et SAIPEM) sont désastreuses pour l'image de ces pays, et leur mauvais résultat le confirme dans l'IPC 2013 », conclut l'AACC.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mehdi El Amine
Source : www.maghrebemergent.info