A peine trente printemps et la maturité d'un homme chevronné, Djalal Airèche se caractérise par sa hauteur de vue et par son sens aiguisé de l'observation. Les yeux pleins d'étoiles, et les pieds bien sur terre, Il poursuit avec discernement un viatique littéraire par passion. Présent à cette 23e édition du Salon international du livre d'Alger (Sila), cet ingénieur en statistiques évoque son premier livre «réflexions d'un menteur sur l'amour». Dans ce recueil de nouvelles, où il devise sur la société algérienne et ses paradoxes, il témoigne de subtilité et de sagacité. Dans cette narration, Djalal déplore cette société empreinte de contradictions et où le consumérisme à ronger les valeurs ancestrales. Féru d'art et ayant plusieurs cordes à son arc, ce touche à tout investit aussi bien le théâtre que le septième art. Des expériences enrichissantes qui lui entrouvrent des perspectives nouvelles qui le grandissent. Cet auteur, qui est à son premier essai, est une belle signature prometteuse à l'avenir. Dans cet entretien, Djalal Airèche raconte son aventure littéraire avec clairvoyance et lucidité.Le Temps d'Algérie : De quoi traite cet ouvrage «Réflexions d'un menteur sur l'amour»
Djalal Airèche : C'est un recueil de quatre nouvelles dont la première traite d'une saga policière avec une énigme à résoudre. C'est une série de meurtres à Alger que l'inspecteur Aziz va démêler. La seconde met en scène une histoire d'amour passée entre un franco algérien et une française. «Albus Draco» est la troisième histoire fantastique relative à un personnage sans nom en quête d'un lieu donné. Et la quatrième «Reflets dans un miroir» fait référence à la mythologie grecque de Samson et Dalila. Ce sont des nouvelles éclectiques dont les personnages évoluent dans une nouvelle et se retrouvent également dans une autre.
Comment s'est manifestée cette envie d'écriture '
Très jeune, j'ai intégré le domaine artistique, notamment le quatrième art par le biais d'ateliers au TNA, notamment dans la comédie, la mise en scène et l'expression corporelle. J'apprécie le domaine littéraire, et l'écriture me vient par à coup. D'ailleurs, j'ai mis trois ans pour finaliser mon livre. Actuellement, je travaille au l'institut culturel français comme responsable logistique.
Pourquoi ce titre : «réflexions d'un menteur sur l'amour», si insolite et accrocheur '
Ce sont des réflexions suite à des cogitations qui me sont venues lors de mes observations de la société. En parlant de société, j'ai l'impression que l'on vit un paradoxe ; que la société algérienne en générale et algéroise en particulier est en paradoxe entre la société traditionnelle et la société moderne. Je le ressens par rapport à ma génération. C'est une société de consommation. Ce consumérisme suit cette mondialisation que nous avons du mal à gérer. C'est pour cela que je parle de menteur ! En outre, c'est aussi par rapport à des attitudes vis-à-vis de soi et des autres. On recherche Dieu et soi -même. L'homme est déchiré entre des figures maternelles, cela relève de l'archétype de la femme en général qui est très importante. L'âme de l'homme se reflète dans la femme.
Quels sont vos projets'
Dans le cinéma, j'ai réalisé trois courts-métrages dont «Quis Bocanis» c'est la recherche de l'identité, «la voix» relatif à l'Histoire du pays et «le code» inhérent au code des relations amoureuses. J'ai également d'autres projets d'écriture.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.letempsdz.com