
Si Djadaoui est sorti par la petite porte en tant que coach de l'équipe nationale à cause de l'ingratitude et l'incompréhension de certains énergumènes qui l'ont accusé à tort, par contre, il est toujours rentré par la grande porte des Verts pour répondre à l'appel du club Algérie pour lequel il a acheté personnellement ses billets d'avion.Né le 27 juin 1947 à Béni-Saf, Djadaoui Abdelkader a toujours adoré le football pour devenir un excellent arrière central. Un véritable métronome du ballon, sa clairvoyance et son sang-froid ont fait de lui l'un des meilleurs sinon le meilleur milieu défensif de sa génération en France où il a observé toute sa carrière. Il avait signé une licence avec le Sochaux club de football, une formation de première division française. Ses débuts dans le championnat de France furent laborieux, mais grâce à sa volonté, il est parvenu à s'imposer et à devenir l'un des meilleurs joueurs algériens évoluant en France. Polyvalent, évoluant à droite comme à gauche de la défense, très physique et fougueux, il avait un volume de jeu très développé, il était voué au club Algérie aux dures besognes. Il fut pour l'équipe nationale algérienne, l'un des hommes de la qualification pour le Mondial espagnol à la suite du match contre le Soudan à khartoum. Ce jour là, Abdelkader a eu l'admiration des 50 000 spectateurs pour sa sûreté, sa vigilance et sa clairvoyance dans le jeu. Pour Abdelkader, l'Algérie il l'a portée dans son c?ur et continue de le faire car c'est une personne sans retenue pour les Verts. Lorsque la Fédération algérienne de football lui transmettait une convocation pour rejoindre le Club Algérie, il s'exécutait sans rechigner bien que ne possédant pas de clause dans son contrat l'autorisant à évoluer avec les Vert et Blanc. Il a répondu présent bien souvent malgré l'interdiction que lui opposaient ses employés. Djadaoui Abdelkader a participé aux éliminatoires de la Coupe du monde de 1982. Il a fait partie de la composante qui avait qualifié l'Algérie pour cette Coupe du monde, là aussi, il est sorti par la petite porte, car il ne fut pas retenu parmi les sélectionnés pour l'Espagne. C'est cela le football. A la suite d'une blessure contractée lors d'un match de Coupe d'Europe avec Sochaux, il fut carrément écarté sans explication et surtout sans réconfort moral, parallèlement, c'est auprès des dirigeants sochaliens qu'il trouvera la joie de jouer. Transféré au Havre, une deuxième méchante blessure lui fait définitivement abandonner sa carrière de footballeur pour celle d'éducateur pour occuper un poste de responsabilité à l'école du Havre. Djadaoui Abdelkader a débuté très jeune le football où il se distinguait par sa puissance de frappe. Il était un organisateur de jeu bien souvent inspiré qui a fait les beaux jours du club sochalien, du Havre, de l'école Havrais, de l'équipe nationale algérienne. Il savait allier finesse et puissance dans son volume de jeu. Son premier match avec les Vert et Blanc fut en date du 14 juin 1973 contre la formation ougandaise avec le coach Said Amara. Il avait 26 ans, la rencontre s'était déroulée à Alger, il continua de porter les couleurs nationales jusqu'à l'âge très avancé de 34 ans et onze mois pour affronter à Genève le 29 mai 1982 l'équipe suisse du Servette de Genève avec l'entraîneur Mahieddine Khalef. Djadaoui Abdelkader a participé à diffèrents tournois et matches amicaux. Abdelkader est un modèle de sérieux, un véritable professionnel du monde du football. Nous tenons à le remercier de ce qu'il a été pour les Algériens comme footballeur et pour tout ce qu'il a donné pour le bien de la balle ronde.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kouider Djouab
Source : www.lnr-dz.com