Abdallah Djaballah veut prendre part à l'opération de surveillance des urnes à l'occasion du référendum du 1er novembre prochain portant sur le projet de révision constitutionnelle.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Le parti qu'il préside, le Front pour la justice et le développement (FJD), a adressé une lettre dans ce sens à l'Autorité nationale indépendante des élections. Une missive dans laquelle le front vert sollicite la participation aux opérations de vote et de dépouillement lors de ce référendum à l'occasion duquel il a appelé à une participation massive avec la consigne de voter contre un projet qu'il qualifie de «danger pour l'unité nationale et les constantes du pays».
Il a, dans ce sens, ouvert un compte électronique, invitant les éventuels volontaires, notamment parmi l'effectif de ses militants, à s'y inscrire, estimant, dans une affiche accompagnant cette opération, que «la surveillance est l'affaire de tous». Une affiche sur laquelle sont également inscrits deux autres slogans : «Non à la Constitution» et, «Pour une Algérie de la proclamation du 1er-Novembre-1954».
Un forcing du leader islamiste qui étale on ne peut plus clairement sa volonté de faire échec à ce projet de révision constitutionnelle qui, selon lui et nombre de ses pairs de la mouvance verte, fait la part belle à la mouvance laïque et à l'identité amazighe, notamment la langue amazighe qui, selon eux, constitue une menace pour l'unité nationale voire, « pour la langue arabe». Une «dernière cartouche» qu'il joue après avoir tout entrepris, mais vainement, à l'effet de supprimer l'article 4 dudit projet consacrant tamazight comme langue nationale et officielle avec un caractère immuable.
Sauf que cette sollicitation pour la surveillance du prochain référendum a subi une fin de non-recevoir de la part de l'Anie. L'autorité que préside Mohammed Charfi a, en effet, lancé, vendredi dernier, un appel aux électeurs désireux de jouer le rôle d'observateurs le jour de cette consultation populaire.
Des observateurs qui seront au nombre de trois par bureau de vote fixe, et de deux par bureau de vote itinérant, en droite ligne des mesures de prévention contre la propagation de coronavirus. Les électeurs intéressés sont invités à se rapprocher de la délégation de l'Anie au niveau de leur wilaya de résidence qui leur délivrera l'affectation dans des bureaux de vote où ils auront à superviser les opérations de vote mais également celle du dépouillement. L'Anie précise, toutefois, que tout électeur ne peut assurer le rôle d'observateur que dans le bureau où il est inscrit et doit se manifester, pour ce faire, dix jours avant la tenue dudit référendum.
Par ailleurs, si le nombre de demandes pour le poste d'observateur dans un bureau de vote dépasse les trois, un tirage au sort sera effectué pour départager les postulants.
Une opération de recueil des candidatures pour ces postes de surveillants des opérations de vote et de dépouillement qui doit prendre fin aujourd'hui. Hier mardi, une source proche de l'Anie a avoué ne pas savoir l'étendue de cette opération de recueil des candidatures qui se fait au niveau des bureaux de vote dans les 1 541 communes du pays.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com