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Dix EPE identifiées : revoilà les privatisations en Bourse... Economie : les autres articles



Dix EPE identifiées : revoilà les privatisations en Bourse... Economie : les autres articles
Un listing d'une dizaine d'entreprises publiques vient d'être soumis à la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) en vue de préparer leur privatisation partielle par le biais du marché boursier d'Alger.
Annoncée, il y a deux semaines, par le ministre des Finances, Karim Djoudi, cette série d'opérations d'ouverture de capital en Bourse devra donc vraisemblablement connaître un début de mise en 'uvre dans les quelques mois à venir, si l'on s'en tient aux précisions de la Cosob, autorité en charge de la supervision de la Bourse d'Alger. «Une liste d'une dizaine d'entreprises publiques nous a été remise et nous sommes actuellement au stade de l'évaluation technique de ces entreprises pour décider de leur éligibilité à l'introduction à la Bourse d'Alger», indique ainsi une source de la Cosob citée hier par l'APS.
Sans préciser exactement les entreprises ciblées par cette opération, la même source avance qu'il s'agit d'entités économiques publiques relevant, notamment, des secteurs des finances, de l'industrie, des télécommunications et des ressources
en eau.
«Le processus est bien avancé et dans quelques jours, la liste sera fixée», assure la source de la Cosob, indiquant que dès l'achèvement de l'opération d'évaluation technique, un listing des entreprises éligibles à la Bourse sera soumis au Conseil des participations de l'Etat (CPE) qui statuera, lors de sa prochaine réunion, sur les entités à introduire à la Bourse et la partie à céder de leur capital social.
En avril dernier, le ministre des Finances avait indiqué qu'il s'agira d'entreprises publiques de taille moyenne qui devraient donc intégrer à échéance un compartiment spécifique de la Bourse d'Alger dédié exclusivement aux petites et moyennes entreprises (PME).
Selon lui, cette démarche vise surtout à inciter les entreprises étatiques à aller vers de nouveaux modes de financement et à s'affranchir ainsi de leur dépendance aux ressources financières publiques.
«L'idée est de demander aux entreprises publiques de commencer à financer une partie de leur plan d'investissement par l'appel au marché financier», a souligné en ce sens Karim Djoudi, ajoutant que ces entreprises ont déjà bénéficié de ressources publiques dans le cadre de l'assainissement financier, mais aussi de ressources financières dans le cadre de leurs relations bancaires, toutefois il faut qu'elles aillent désormais vers la recherche de sources de financement alternatives. «Il faut que les entreprises publiques apprennent à se développer en dehors de la rente pétrolière qui ne les pousse pas vraiment à rechercher d'autres sources de financement», a soutenu en substance le premier argentier du pays.
Quoi qu'il en soit, force est de rappeler que depuis la mise en place, il y a plus d'une décennie, de la Bourse des valeurs mobilières d'Alger, les pouvoirs publics avaient confectionné nombre de listings d'entreprises étatiques à privatiser partiellement via le marché boursier, mais sans jamais faire aboutir une pareille démarche.
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