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Diplomatie algérienne



Diplomatie algérienne
La diplomatie algérienne représente aujourd'hui sur la scène mondiale l'excellent modèle d'un Etat responsable, mûr et moral. C'est en ces termes qu'est décrite l'attitude d'Alger sur nombre de questions régionales et internationales, dont la discrétion le disputait au sang-froid, à la patience, à l'absence de toute velléité, de vanité, de condescendance ou de paternalisme, dans le rôle d'acteur et d'intermédiaire de la paix et de la sécurité à travers les quatre continents.Le retour de l'Algérie sur la scène internationale s'est largement accompli grâce à des initiatives résolues, conduite au plus haut niveau, dans trois directions de travail : a)- La première est liée au redéploiement de l'action diplomatique pour mettre fin à l'isolement de l'Algérie dans le monde et qui s'est concrétisée par ; une contribution significative de l'Algérie à la mise en place d'une coopérationinternationale dans le domaine de la prévention et de la lutte contre le terrorisme. B)- La décrispation, voire le dégel de ses relations avec les Etats influents dans le monde en rétablissant des rapports de confiance et de coopération féconde avec eux. C)- Une intense activité diplomatique marquée à la fois par des visites du Président de la République dans de nombreux pays, et l'accueil continu de chefs d'Etat et de gouvernement, d'envoyés spéciaux et de plusieurs personnalités politiques et d'hommes d'affaires en Algérie alors que celle-ci était ostensiblement " évitée " dans les années 90.Ainsi, depuis 99, le président Abdelaziz Bouteflika a mis l'accent sur une participation active et soutenue de l'Algérie au sein de toutes les organisations regroupant les pays du Tiers-Monde, telles que l'OUA devenue ensuite l'Union Africaine, la Ligue arabe, le Mouvement des pays non alignés, le groupe des 77 ; l'établissement de liens de coopération militaire avec les Etats-Unis, l'Otan et plusieurs armées étrangères, dans le prolongement de l'amélioration sensible des relations politiques avec les grandes puissances. Ce fut également la neutralisation des actions et des projets hostiles à l'égard de l'Algérie, menées activement par des ONG et des institutions internationales influentes qui avaient contribué à ternir l'image de la réputation des dirigeants et à donner une image déplorable du pays. Le développement de partenariats durables et mutuellement avantageux, notamment dans les domaines économique, financier et technologique avec les pays de l'OCDE. La crédibilisation des autorités algériennes auprès des institutions financières internationales qui reconnaissent et apprécient, aujourd'hui à leur juste valeur, les efforts d'assainissement financier, de transparence dans la gestion des affaires publiques, et de redressement de l'économie nationale mais aussi la décision volontariste du président Bouteflika quant au remboursement par anticipation de la dette extérieure du pays. Il y a aussi, la signature de l'Accord d'association avec l'Union européenne ; la poursuite des négociations du processus d'adhésion de l'Algérie à l'OMC, la participation active de l'algérie au sein du système des Nation unies et aux réunions de haut niveau du G8, l'élection de l'Algérie comme membre non permanent du Conseil de sécurité, couronnant ainsi le processus de retour de l'Algérie dans le concert des nations.Il convient aussi de rappeler la contribution efficace de la diplomatie algérienne dans la relance du processus d'intégration maghrébine. La participation active à l'évolution du monde arabe et à la solution des problèmes qui le concernent. La revitalisation de la coopération au niveau africain par : la consolidation de la stabilité et de la sécurité, et l'intensification des échanges dans les régions frontalières avec les pays limitrophes de l'Est et du Sud. La promotion de la coopération au niveau méditerranéen et la contribution à la relance du processus engagé par la déclaration euro-méditerranéenne de Barcelone (instauration d'une zone de prospérité dans l'espace euro-méditerranéen), la consolidation de la coopération avec les pays de l'Europe du Sud. Le chef de l'Etat, M. Abdelaziz Bouteflika qui n'est plus à présenter en matière de relations internationales, a toujours mis l'accent fort sur un principe irréversible : intervenir dans les questions régionales et internationales sensibles non en tant que troisième partenaire ou de négociateur ou même de médiateur, mais en tant qu'intermédiaire loyal et désintéressé. Le problème qui préoccupait le plus le président Bouteflika, qui s'est toujours bien gardé de vouloir imposer la présence de l'Algérie ou ses interventions, même s'il s'agit de guerre et de paix dans des régions explosives, à l'exemple de ce qui s'est passé en Tunisie, le Mali et aujourd'hui la Libye, situations fracassantes qui touchent directement les intérêts vitaux de ces peuples et à travers eux toute la région et particulièrement le monde arabo-musulman, ce problème essentiel était de la " bonne foi ", de la volonté réelle des protagonistes, des belligérants quant au règlement de ces conflits et de ces questions de stabilité et de paix, sans arrière-pensées, sans réserve ou sans ambiguïté aucune, sans attentions inavouées.L'Algérie pouvait-elle faire confiance aux stratèges de l'impérialisme et du colonialisme qui se sont spécialisés dans l'ingérence dans les affaires des Etats ou à violer leur souveraineté nationale et dont beaucoup de pays souffrent encore à l'image de l'Irak, la Syrie, la Libye et tout récemment le Yémen sans oublier l'occupation coloniale du Maroc du Sahara occidental ou encore la Palestine par l'Etat sioniste. Ces agressions répétées, ces interventions militaires au détriment du droit international, la duplicité des agresseurs, leurs mensonges et leurs mises en scène nombreuses et variées, n'ont jamais engagé l'honneur de l'Algérie, tissé, depuis sa guerre de Libération nationale contre le colonialisme français.L'Algérie jouit aujourd'hui de la confiance de la communauté internationale pour ses actions de paix et de sécurité. Et l'homme de la rue, en Algérie, a le droit de se sentir fier de ce respect que le monde entier ressent à l'égard de son pays et lui manifeste, il se demande, non sans raisons, si cette maturité dont un des pays clefs du Mouvement des non-alignés et du Tiers-Monde a fait preuve ne devra pas servir de leçon aux apprentis sorciers dans la région et aux puissances occidentales impérialistes, qui n'ont pas encore renoncé à leurs ambitions plus ou moins avouées de maintenir les peuples en voie de développement sous leur domination et leur tutelle.


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