Une rencontre d'affaires, « Batimaghreb », a réuni, hier, à Alger, dans le même espace, des hommes d'affaires et chefs d'entreprise algériens, marocains, tunisiens mais aussi italiens, français et belges, tous versés dans le bâtiment et la construction. « 350 entreprises algériennes se sont inscrites à cette rencontre pour faire fructifier leur business, en partenariat avec leur homologues maghrébins et méditerranéens. Il s'agit donc d'une rencontre algéro-algérienne, algéro-maghrébine et algéro-méditerranéenne », indique Mustapha Messaoudi, l'un des responsables de l'entreprise Antares développement, organisatrice de cet événement. Cela dit, il ne faut pas perdre de vue, ajoute-t-il, que les entreprises étrangères sont, surtout là, pour vendre leurs produits. « Maintenant, c'est à nos entreprises de mener les négociations de sorte à ce qu'elles obtiennent des partenariats donnant-donnant », précise-t-il. Les hommes d'affaires tunisiens notamment, reconnaissent être en quête, en premier lieu, de clients pour la concrétisation de la vente de leurs produits. « Le marché algérien dans le bâtiment est en plein expansion et il est donc naturel pour nous de vouloir y écouler nos produits. Aussi, nous sommes à la recherche de partenaires algériens pour développer notre filiale ici », confie Malek salami, représentant d'une société privée dans l'habitat, chargée du développement de marques étrangères dans le Maghreb. « Mais nous sommes conscients que cela ne sera pas facile, vu la concurrence rude exercée par les Turcs et les Chinois, notamment, d'autant que nous ne maîtrisons pas encore le marché algérien », révèle-t-il en reconnaissant toutefois, que l'Algérie jouit d'un grand potentiel dans le secteur du bâtiment. Maintenant, reprend M. Messaoudi, il s'agit d'exploiter ce potentiel en introduisant les nouvelles tendances internationales dans le secteur. Pour cela, estime-t-il, nous avons besoin du savoir des autres, surtout en matière de nouvelles méthodes et de matériaux de construction. « Surtout que notre pays s'apprête à une construction à base d'énergies renouvelables. Certes, c'est un domaine encore jeune, mais les entreprises s'y intéressent d'ores et déjà même si c'est à long terme », rappelle-t-il. Il faut savoir à ce propos, que selon des statistiques, l'énergie résidentielle et tertiaire consomme 41% des énergies tandis que l'énergie électrique du secteur résidentiel pour refroidir (climatiseurs) représente 38%. « Ce qui est énorme ! », estime des experts. D'où l'utilité de construire en intégrant l'économie énergétique. Ce qui est l'une des plus importantes tendances de l'heure dans le monde.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com