«L'Algérie sera en 2020 un pays émergent dans le développement technologique». Abdelhafid Aourag, directeur général de la Recherche scientifique et de développement technologique (RSDT), en fait une promesse.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - M. Aourag qui s'exprimait, hier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne III, estime qu'en plus du budget important de 100 milliards de dinars injecté dans le domaine de la recherche scientifique, les nombreux investissements mis en place en termes de mise à niveau des équipements, d'infrastructures et de ressources humaines, sont des indicateurs qui feront que l'Algérie atteindra sans aucun doute cet objectif en 2020, comme cela s'est produit au Brésil. L'intervenant regrette, cependant, le manque de confiance des industriels en les compétences nationales. Ces compétences, dit-il, malgré leur brillance, ne sont pas suffisamment exploitées. Ainsi plus de 3 000 brevets attendent d'être valorisés. M. Aourag estime que «la prise de risque manque à nos managers». Il a rappelé que le plan quinquennal 2008- 2012 a mis en place 34 programmes nationaux de recherche pour la mise en valeur des besoins du secteur socioéconomique qui ont donné naissance à plus de 3 000 projets de recherche. «Malheureusement, il y a eu peu d'implication de la part de ce même secteur, dans la mise en place de ces programmes nationaux de recherche», a soulevé l'intervenant qui a souligné que les résultats de ces projets, en cours d'évaluation, sont d'ores et déjà jugés «extraordinaires». La loi oblige, pourtant, rappelle-t-il, le secteur socioéconomique de mettre en place un comité sectoriel permanent pour prendre en charge, en collaboration avec les universités, toutes les problématiques qui peuvent freiner le développement du secteur. Cependant, souligne l'invité de la radio, des initiatives sont en cours, dans le but d'établir cette confiance et mettre une passerelle entre chercheurs et industriels. Ainsi, cite-t-il, à titre d'exemple, des laboratoires industriels, dont la mission tourne essentiellement autour du développement de processus de produits à valeur ajoutée pour le secteur économique, seront mis en place dès l'année prochaine. M. Aourag a indiqué que des plateformes technologiques pour la réalisation de fibre optique algérienne et le prototypage en 3D pour la sous-traitance et les pièces détachées seront mises en place dès 2014. M. Aourag incite, par ailleurs, les pouvoirs publics à faire de la recherche scientifique une priorité, en particulier en termes de facilitation de procédures d'acquittement de matériels et produits de recherche. «Il faudrait qu'il y ait une décision pour que les produits et les équipements scientifiques ne soient plus bloqués pendant des années au niveau des ports et aéroports», a-t-il suggéré.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.lesoirdalgerie.com