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DÉVELOPPEMENT DE L'AGRICULTURE ALGÉRIENNE



DÉVELOPPEMENT DE L'AGRICULTURE ALGÉRIENNE
Le développement de l'agriculture s'impose face à une conjoncture économique difficile. Une mission qui relève, selon des experts, d'une gageure en raison d'un déficit en main-d'œuvre agricole et d'une absence d'une visibilité à long terme.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Pour le président du Salon international de l'élevage et de l'agroéquipement Sipsa-Sima, le Dr Amine Bensemmane, la hausse de la demande locale en besoins agroalimentaires nécessite l'augmentation de la productivité du secteur agricole. «Il existe des possibilités considérables d'intensification et d'amélioration de la productivité dans l'agriculture», dit-il.
Toutefois, il ne manque pas de souligner le «déficit énorme» en termes de main-d'œuvre agricole. «C'est un handicap qui interpelle, à bien des égards, l'urgence d'une mécanisation agricole incontournable et qui a le potentiel d'accroître la production et d'améliorer le timing des opérations pour les autres chaînes de valeur agroalimentaire», a-t-il ajouté hier, à Alger.
De son côté, l'expert du Cercle de réflexion «Filaha innove», Hadj Henni, estime qu'il y a des retards conséquents dans le secteur de l'agriculture. «Un pays d'une population de 40 millions ne peut pas se permettre une agriculture traditionnelle. Nous sommes arrivés à un carrefour où cette agriculture familiale doit disparaître et laisser place à une agriculture intensive, expansive et qui demande des moyens», dit-il.
Selon lui, aujourd'hui, il n'est plus question d'autosatisfaction alimentaire mais de sécurité alimentaire, ne serait-ce que dans les aliments de base. Il insiste ainsi sur la prise en charge en matière de formation de l'énergie humaine, la rationalisation des eaux d'irrigation, et l'adoption de nouvelles techniques.
Attendue à partir de demain jusqu'au 13 octobre au Palais des expositions aux Pins-Maritimes à Alger, la 17e édition du Sipsa-Sima Algérie verra la participation de 32 pays avec 530 exposants dont 193 nationaux. La Tunisie sera ainsi l'invitée d'honneur à cette édition. Mais pourquoi la Tunisie '
«Nous sommes très attachés à cette notion de Maghreb», répond Dr Bensemmane. L'agriculture, poursuit-il, «est l'un des piliers de l'économie tunisienne. Elle représente 8% du PIB, participe à hauteur de 16% de la création de l'emploi et génère 9,7% des exportations».
Pour lui, il est temps de «se serrer les coudes» pour que le marché africain revienne aux pays du Maghreb bien avant les Européens.
Le directeur de l'Agence de promotion des investissements agricoles au ministère de l'Agriculture tunisien, Hadj Kacem, affirme que, de par le voisinage, «nous sommes condamnés à évoluer ensemble».
Il rappelle la politique «visionnaire» de son pays qui a justement permis de développer l'agriculture. «Notre priorité a été la conservation des eaux de sol, suivie d'une politique d'économie de l'eau. Aujourd'hui, nous avons une agriculture développée dans toutes ses filières. Nous dégageons, d'ailleurs, un excédent destiné à l'exportation», précise-t-il. Il cite, à cet effet, l'exemple de l'aquaculture qui produit 16 000 tonnes par an.
Se positionnant comme le salon leader des relations du secteur agricole Sud-Sud, le Sipsa-Sima se veut un évènement international important ouvert sur le Maghreb et l'Afrique.
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