Pour le deuxième vendredi de suite, les marches se terminent dans le calme absolu. Pas le moindre incident ni agression contre les manifestants.La marche citoyenne de vendredi à Alger n'a pas connu le moindre incident. Les manifestants, forts nombreux, ont marché dans la quiétude et la sérénité. Une marque de fabrique de ces marches depuis leur début, le 22 février dernier, consolidée par une nouvelle approche de leur sécurisation.
En effet, pour le deuxième vendredi de suite, les marches se terminent dans le calme absolu. Pas le moindre incident ni agression contre les manifestants. La police a occupé des points stratégiques pour des raisons de sécurité, à l'instar du Tunnel des facultés, qui a enregistré le 12 avril des actes de violence, dont ont été victimes des manifestants. Des actes commis par des «intrus» venus à la fin de la marche pour provoquer les services de sécurité. La situation a failli dégénérer, la police a usé de canons à eau et de gaz lacrymogènes, alors qu'il y avait encore des manifestants à la place Audin.
Suite à ces incidents, le chef d'état-major de l'ANP s'est engagé à veiller sur la sécurité des marches. Particulièrement à Alger, parce que c'est l'unique ville où on enregistrait, à la fin des marches, des actes de vandalisme et de violence, commis par des groupes d'individus, visiblement des délinquants, et ce, durant 8 vendredis de suite. Des groupes d'individus qui s'infiltraient même dans la foule immense pour perturber la sérénité des marches, agresser et harceler les femmes, voire voler des téléphones portables.
Dans un discours le 16 avril à la 1re Région militaire, le chef d'état-major a affirmé avoir donné des «instructions claires et sans équivoques pour la protection des citoyens, notamment lors des marches». Une décision qui vise, selon ses déclarations, à «barrer toutes les voies aux tentatives de déstabilisation et de dévoiement de ce parcours pacifique et civilisé, lors duquel le peuple algérien a démontré son attachement à sa terre et à ses ambitions légitimes à construire un Etat fort, sûr et prospère».
Cela s'est traduit par la mise en place d'une nouvelle stratégie de sécurisation des marches. Parmi les principales mesures, la fermeture du Tunnel des facultés. Une mesure appuyée par un bouclier de manifestants volontaires arborant des gilets orange, qui se sont mis entre les manifestants et les policiers, afin d'éviter tout contact ou provocation qui pourrait conduire à la violence. La marche du 9e vendredi s'est donc déroulée sans le moindre incident.
Le 24 avril, le chef d'état-major de l'ANP a réitéré l'engagement de l'armée à «déjouer les diverses tentatives visant à semer la terreur et l'anarchie et troubler l'ambiance calme et sereine caractérisant les marches citoyennes». Ainsi, le pacifisme remarquable et remarqué des manifestants depuis maintenant dix semaines n'a pas été perturbé.
Ce constat confirme donc qu'il y a bien eu des «individus infiltrés», dont le but était de casser l'élan pacifique des manifestants et de pousser à la confrontation et à la violence. Des tentatives qui ont bel et bien échoué grâce à la vigilance des manifestants et à l'accompagnement de l'armée. Après cette belle démonstration pacifique et l'efficacité de cette stratégie sécuritaire, il ne doit y avoir aucune raison pour que les gens ne puissent pas se déplacer facilement pour manifester là où ils veulent, y compris à Alger.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mokrane Ait Ouarabi
Source : www.elwatan.com