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Deux sons de cloche



Deux sons de cloche
Scepticisme - Dans toute l'euphorie qui entoure ce sujet, il est certains qui sont loin de partager cet enthousiasme quasi général.
Que n'a-t-on pas entendu sur les ravages qu'engendre l'exploitation des énergies fossiles ' Ils seraient, à entendre certains avis dominants, «responsables de la destruction de la planète et source de tous les maux».
Ces énergies qui ont fait les beaux jours de l'Occident développé d'aujourd'hui, seraient la cause de la perdition prochaine de l'humanité. La solution serait donc de réduire leur production, voire les supprimer en les remplaçant par d'autres sources d'énergies dites «propres».
S'il reste encore quelques richesses en possession des pays anciennement colonisés, celles-ci se résument au pétrole, source principale des ces énergies incriminées. Les ex-colons n'ont, en effet, pas pu prendre ce fameux liquide dans leurs bagages quand ils sont repartis.
Or, 70 % du pétrole mondial se trouve dans ces pays justement. La solution est donc toute trouvée : les énergies renouvelables. Une énergie propre, qui ne pollue pas, qui ne rend pas malade et dont la technologie est détenue en exclusivité par les pays occidentaux. Un hasard ' Peu probable.
Dès lors et après avoir exploité cette énergie pendant plus d'un siècle, après avoir atteint des sommets en termes de développement, de qualité de vie, il semblerait que l'échelle qu'a empruntée l'Occident dans son ascension ne serait pas recommandée pour les autres. Trop polluante. Ainsi et non satisfait de vouloir interdire l'utilisation de cette échelle, il voudrait qu'on se prive de l'une des rares richesses encore existantes dans les pays du Tiers monde.
Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d'eau, les marées ou encore la croissance des végétaux, les énergies renouvelables n'engendrent pas ou peu de déchets ou d'émissions polluantes. Le point commun reste qu'elles sont de grosses consommatrices de dollars. Bien sûr, elles participent à la lutte contre l'effet de serre et les rejets de CO2 dans l'atmosphère.
Il reste qu'elles participent aussi à creuser le fossé qui sépare l'Occident du reste du monde.
Le Dr Nouad Mohamed Amokrane, expert en développement des filières agricoles et observateur, nous a confié lors d'une rencontre à Alger que «l'Algérie serait beaucoup mieux inspirée de valoriser les énergies fossiles, qu'elle connaît déjà. D'autant qu'à l'heure actuelle, c'est essentiellement sur celles-ci, et notamment sur leurs dérivés, que reposent les énergies renouvelables».
De l'avis des défenseurs de ces nouvelles énergies, ces dernières se situeraient dans une continuité logique de l'évolution du monde.
Une évolution à deux vitesses, mais évolution quand même. Quand on sait qu'une grande partie des pays du Sud vit encore sous la menace de famines, de maladies moyenâgeuses, et ne fabrique pas encore de moteurs à combustion.


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