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Deux parmi 450 conventions de branches abordent les droits de la femme travailleuse (UGTA)



Deux parmi 450 conventions de branches abordent les droits de la femme travailleuse (UGTA)
le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, a relevé mercredi à Alger que sur les 450 conventions de branches réalisées au niveau de l'organisation, deux seulement font référence à la femme travailleuse et abordent ses droits."Sur les 450 conventions de branches réalisées au niveau de l'UGTA, deux seulement font référence à la femme travailleuse dans ses droits, notamment sur la protection sociale, la maternité, les congés, les conditions de travail et la santé", a précisé M. Sidi Said à l'ouverture des travaux de la conférence nationale sur la femme travailleuse et le dialogue social.M. Sidi Said a qualifié cet état de fait de "déficit criard et énorme" regrettant l'absence des femmes dans "toutes les commissions de négociations de conventions de branches ou d'accords salariaux" ce qui est, selon lui, "le véritable problème"."Dans les négociations salariales, on oublie, et parfois de manière involontaire, d'introduire les spécificités de la femme dans certains postes", a-t-il dit, ajoutant que même si les inégalités salariales n'existent pas entre les hommes et les femmes, sur le plan de la compétence, l'égalité "reste théorique".Le secrétaire général de l'UGTA a annoncé qu'un travail est en cours pour mettre sur pied la Fédération nationale de la femme travailleuse qui permettra à cette dernière de "s'affirmer réellement" et d'être partie prenante et l'égale de l'homme dans l'action syndicale.Par ailleurs, il a relevé une "ségrégation" commise par l'inspection du travail qui, selon lui, donne plus d'importance aux plaintes lorsqu'elles émanent d'un "homme travailleur" que lorsqu'elles proviennent d'"une femme travailleuse"."Lorsqu'elle n'est pas bien considérée et non écoutée, par la direction ou par les instances syndicales, la femme se renferme sur elle-même et prépare sans le vouloir la destruction de sa personnalité entant que travailleuse et cela se répercute sur la société et sur sa famille", a estimé le syndicaliste.


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