Le ministre de l'Industrie, Ferhat Aït Ali, a fait savoir que le nouveau cahier des charges inhérent à la production automobile en Algérie définira une réelle industrie mécanique.Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - S'exprimant une nouvelle fois sur le dossier de l'industrie automobile, le premier responsable du secteur, Ferhat Aït Ali, a révélé, hier dimanche, à l'occasion de son intervention à la Radio Chaîne 1, que deux grands constructeurs, l'un d'Asie et l'autre d'Europe, ont manifesté leur intérêt à investir dans le domaine de l'industrie automobile en Algérie. Ce dernier a néanmoins souligné que les conditions déjà spécifiées resteront les mêmes.
S'étalant sur ce sujet, Ferhat Aït Ali a affirmé que d'autres constructeurs non moins importants ne devraient pas tarder à se manifester, soutenant, toutefois, que l'Algérie n'acceptera de collaborer que «si les caractéristiques des projets proposés se plient aux conditions algériennes et que, par conséquent, elles sont adaptées à son économie». Il précisera encore que le champ est ouvert à tous les investisseurs qui désirent se lancer dans la construction automobile en Algérie, «à condition qu'ils tiennent compte de certains critères établis».
Il a, en outre, fait savoir que le nouveau cahier des charges inhérent à la production automobile en Algérie «définira une véritable industrie mécanique en Algérie». Sur ce point, le ministre de l'Industrie explique que son secteur exige, aujourd'hui, des projets concrets, dans la mesure où les investisseurs et opérateurs devront aller vers l'édification d'une vraie industrie mécanique, précisant, au passage, que le montage automobile n'entre absolument pas dans cette ligne. D'un autre côté, Ferhat Aït Ali a bien spécifié qu'en attendant d'assister enfin à l'essor de l'industrie automobile en Algérie, « nous n'avons d'autre choix que de laisser le champ libre à l'importation des véhicules ». Chose, selon lui, qui peut faire office de compensation.
L'intervenant a, par ailleurs, insisté : les nouveaux textes réglementaires et législatifs resteront inchangés car « ils servent l'intérêt de l'économie nationale et non celui de parties spécifiques ». À ce propos, Ferhat Aït Ali a rappelé que la rencontre avec les partenaires sociaux et les opérateurs économiques, et qui se déroulera mardi et mercredi prochains, sera l'occasion de définir « les droits et les obligations de tout un chacun en matière de développement économique». À cet égard, Ferhat Aït Ali a insisté sur le principe de « transparence», affirmant que la nouvelle vision engagée par son département se fonde sur «la transparence et la planification». Du côté des opérateurs, le ministre dira en attendre tout autant. «Ils devront à leur tour prouver que leur but ultime est de lancer des projets dont l'aboutissement est de créer de la richesse», a-t-il relevé, et par conséquent, contribueront à relancer l'économie nationale.
M. Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Massiva Zehraoui
Source : www.lesoirdalgerie.com