Aquatia remporte le projet de Mostaganem
Le groupement espagnol INIMA Aquatia a été retenu pour la réalisation, l?exploitation et la maintenance de l?unité de dessalement de l?eau de mer de Mostaganem. Selon l?APS qui rapporte l?information, le groupement a remporté ce marché à l?issue de l?ouverture des plis des offres commerciales effectuée hier à Alger. La même source ajoute que l?usine aura une capacité de 100 000 m3/jour pour un prix de 0,7290 dollar (52,29 DA) le mètre cube d?eau dessalée (1000 l). Outre INIMA Aquatia, deux autres soumissionnaires étaient en course pour ce projet dont le montant d?investissement s?élève à 98 millions de dollars. Il s?agit du groupement espagnol Geida (Cobra - Cidesan Sadyt), qui a proposé un prix de 0,8313 dollar (60,77 DA) le mètre cube, et l?américain Ge Ionics qui a proposé un prix de 1,6990 dollar (124,2204 DA). L?offre d?Ionics, selon l?APS, a été jugée recevable « sous réserve que la société présente, dans un délai d?une semaine, la caution de garantie bancaire et la lettre d?engagement qui manquait à l?appel ». Le délai du projet a été fixé à 20 mois, affirme le PDG de l?Algerian Energy Company (AEC), M. Sari, et d?ajouter que le financement sera local « sous forme de crédits octroyés par des banques algériennes ». Afin de réaliser et d?exploiter cette unité « une société dotée d?un capital social de 1 million de dollars,sera constituée entre Inima Aquatia (51%) et AEC et l?Algérienne des eaux (ADE), qui détiendront les 49% restants », affirme encore le PDG de l?AEC. Par la suite, « le capital doit être augmenté à hauteur de 20% du montant d?investissement », a ajouté M. Sari. Il convient de rappeler à ce propos que l?option de dessalement de l?eau de mer est devenue aujourd?hui incontournable notamment pour ce qui est de la région de l?ouest du pays où le déficit en ressources en eau est plus important. C?est la raison pour laquelle la réalisation d?unités de dessalement d?eau de mer dans cette région s?est accentuée depuis quelque temps, notamment avec l?entrée en vigueur en 2002 du plan d?urgence visant la mobilisation maximum des ressources hydriques conventionnelles et non conventionnelles. A Oran, les autorités locales ont tenu à accélérer la cadence de production à la station de Bousfer pour relever le niveau de production, actuellement de l?ordre de 340 m3/j, ce qui est jugé très faible en comparaison avec les 5500 m3/j représentant la capacité de production totale de cette unité. Cette station et une autre de même capacité qui se trouve en montage à cap Falcon couvriront les besoins en eau potable de l?ensemble de la corniche oranaise.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : L.M.
Source : www.elwatan.com