Alger - A la une

Désengorger le port d'Alger



Désengorger le port d'Alger
Ce port est situé à deux mètres de la voie ferrée mais un branchement spécial marchandise de deux kilomètres depuis la gare ferroviaire de Rouïba jusqu'au port sec est prévu. Il sera réalisé dans un délai de 3 mois. « Ce port est appelé à désengorger le port d'Alger. L'objectif est de promouvoir les services logistiques à même de permettre de réduire la valeur du produit destiné au consommateur », a indiqué le ministre. Dans ce contexte, il existe un plan national de création de nouveaux ports secs qui a été validé par le conseil des participations de l'Etat et dont la réalisation permettra, selon lui, de faciliter le transport des marchandises entre les ports maritimes et les ports secs et de jouer un rôle important dans la grande distribution, « car l'objectif est d'aller justement vers la grande distribution mais aussi vers la réduction des coûts pour le consommateur », a précisé Talai. Les coûts de la logistique dans le monde se situent, selon lui, entre 5 et 35% et le but est d'arriver à un minimum de frais, soit 5%. Pour être compétitif, il y a lieu de « mettre en place une organisation pour le transport, le transfert et le conditionnement. Nous voulons avoir un prix à la consommation acceptable et cela ne peut se faire qu'avec les zones logistiques, et ce, en coordination avec le ministère du Commerce chargé de la grande distribution », a-t-il déclaré. Onze ports secs sont actuellement en service à l'échelle nationale, et d'autres seront réalisés à l'avenir notamment dans le sud du pays et dans les Hauts-Plateaux. Des projets sont ainsi prévus à Djelfa et Touggourt, a fait savoir le premier responsable du secteur des Transports. L'agrément des ports secs est du ressort du ministère des Finances et des modifications seront apportées prochainement aux textes régissant ce secteur, selon le ministre. « La création de ces ports est également ouverte au privé, il en existe actuellement cinq, qui répondent aux mêmes normes d'organisation que ceux du secteur public », a indiqué le ministre. S'agissant du futur port maritime de Tipasa dans la zone de Hamdania, Talai a fait savoir que d'ici la fin de l'année, il est appelé à être le plus grand de la Méditerranée reliant l'Afrique, l'Asie et l'Amérique en passant par l'Algérie. Le capital du port sec de Rouïba est de 200 millions de dinars, l'entreprise portuaire d'Alger détient 64% et la société intermodale de marchandise, une filiale de la SNTF, détient 36%, d'après le DG de ce port sec, Mahfoud Cheraitia. Ce port « d'une capacité de stockage de 12.000 containers par an, équipé du matériel nécessaire au traitement de marchandise, est opérationnel depuis la fin avril », a-t-il indiqué. « Nous avons prévu des rotations de 20 jours, mais si l'enlèvement de la marchandise se fait rapidement, c'est tant mieux. Cela dépend des opérateurs économiques », a-t-il affirmé.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)