L'Algérie et l'Iran ont franchi un grand pas dans le développement de leur coopération commerciale et industrielle.
C'est ce qu'a été déclaré hier, par le ministre iranien de l'Habitat et de l'Urbanisme et président de la commission mixte algéro-iranienne, M. Mohamed Saidi Kia, devant des opérateurs algériens et une quarantaine d'opérateurs iraniens, à la chambre algérienne de Commerce et d'Industrie (CACI).
Selon le ministre iranien, il ne s'agit nullement d'un simple discours mais du concret, car les deux parties algérienne et iranienne se sont mis d'accord sur des investissements communs, dans la construction d'une usine de ciment, d'équipements ferroviaires et peut-être une usine de montage de véhicules en Algérie.
Le ministre de la République islamique d'Iran a fait part de la signature d'un contrat de partenariat entre deux entreprises: l'une algérienne et l'autre iranienne, pour la réalisation d'une usine de ciment d'une capacité de production de 1 million de tonnes par an. Les Iraniens seront majoritaires dans ce projet dont ils détiendront 51% du capital, contre 49% pour la partie algérienne.
Le représentant de la chambre de Commerce algérien, Ibrahim Bendjaber a qualifié ce projet «d'utile» pour les besoins du marché de l'habitat algérien. «Nous produisons 14 millions de tonnes de ciment annuellement et nos besoins pourraient atteindre les 18 millions de tonnes chaque année, notamment pour les années à venir», a-t-il affirmé devant les opérateurs iraniens. Un autre projet fait l'objet, actuellement, de discussions entre les parties algérienne et iranienne, portant sur la réalisation d'une unité de construction de wagons et d'équipements ferroviaires, à Annaba. Il s'agit, selon le ministre de l'Habitat iranien, d'un projet commun entre une entreprise iranienne et l'entreprise publique algérienne Ferrovial Annaba. Les deux parties, que ce soient les Iraniens ou les Algériens, ont précisé que ce projet visent l'exportation des produits vers le marché africain, les pays du Golfe et pourquoi pas le marché européen.
La partie iranienne a ciblé le marché de l'Arabie Saoudite qui a, déjà, exprimé des besoins pour l'acquisition d'équipements ferroviaires. Enfin, le président de la commission mixte algéro-iranienne a affirmé que son pays a l'intention d'installer une usine de montage de véhicules en Algérie, peut-être l'année prochaine. Pour le ministre iranien, les voitures iraniennes qui seraient construites en Algérie, satisferont les besoins du marché algérien et ceux du marché africain. Ce dernier a affirmé le souhait de son pays de renforcer sa présence sur le marché algérien dans tous les domaines.
Outre l'investissement dans l'industrie du ciment, le ferroviaire et l'automobile, le ministre iranien a évoqué des opportunités d'investissement dans la production du médicament, le secteur de l'énergie et des mines, l'habitat, les travaux publics et autres.
Enfin, selon les responsables iraniens, l'Iran souhaite élever ses investissements en Algérie à 2 milliards de dollars dans les 3 à 5 prochaines années.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com