Alger - Revue de Presse

Des tours de 14 étages sans ascenseurs et une action en justice contre l'AADL



Le litige qui oppose les locataires du site GECO à l'AADL de Ali Mendjeli n'est pas prêt de connaître une issue, selon le président de l'association «Ezzahara».

M. Benmaâmar Amir, lors de la réunion tenue dimanche sur le site GECO, a déclaré que les négociations n'ayant pas abouti, faute d'interlocuteurs fiables, l'association n'a pas trouvé d'autre issue que d'engager des poursuites contre l'AADL

A l'origine du litige, une série de pannes répétées d'ascenseur qui a fini par fortement indisposer les locataires des 188 logements du site GECO, entreprise chargée de la réalisation de 4 tours et de l'installation des 8 ascenseurs (2 par tours). «Ce qui a fait sortir les locataires de leurs gongs, s'insurge le président de l'association, c'est que l'AADL s'obstine à vouloir encaisser les charges de l'ascenseur alors que celui-ci ne fonctionne que rarement». Selon les locataires des tours A1, B1 et C1, regroupés en association, «de tous les sites de la nouvelle ville (CSCEC, COSIDER et SOREST) seul celui attribué à GECO souffre du problème d'ascenseurs».

Rappelons que GECO a confié leur installation à une entreprise privée d'Alger, toujours selon les responsables de l'association «Ezzahra». Sous la pression des locataires des tours A1, B1 et C1, en janvier 2007, l'AADL a fait appel à l'ENACT (Annaba) qui, après une opération d'expertise, dresse un PV dans lequel elle reconnaît la défectuosité des installations des 8 ascenseurs et les risques qu'elle fait encourir aux locataires.

Sur la base des réserves émises par l'ENACT, l'association décide d'abord de suspendre le règlement des loyers et des charges et d'ester l'AADL en justice qui a fini par la rétablir dans ses droits, et reconnaître le bien-fondé de sa démarche avant de désigner un expert du tribunal.

«Nous ne nous sommes pas contentés de cela, nous avons également exigé des dédommagements pour tous les désagréments causés aux locataires spécialement les personnes âgées et les malades contraints de faire un choix douloureux entre monter 14 étages ou ne pas quitter le domicile, a dit le président de l'association», indique notre interlocuteur.

L'expert désigné par la justice, ajoute-t-il, aboutira à la même conclusion que l'ENACT et confirme la mauvaise qualité de l'installation des ascenseurs. L'ex-directeur de l'AADL, s'était engagé, en juin 2008 avant son départ, à faire appel à l'ENASC (Alger) pour procéder à la réparation et à la mise en marche d'un ascenseur par tour, en attendant de réparer les autres ou les remplacer.

En juillet 2008, une équipe de l'ENASC, dépêchée sur les lieux, répare 2 ascenseurs avant de les remettre à l'arrêt après une semaine de service, et suspend ses travaux sur injonction de sa tutelle, suite à un litige financier entre l'ENASC et l'AADL. Les locataires, coincés entre le marteau et l'enclume, ne savent plus à quel saint se vouer.

«Aujourd'hui, nous sommes en possession de PV de conformité délivrés par l'ENACT (Annaba) et l'ENASC (Alger), entreprises chargées du contrôle technique, qui stipule que l'installation des ascenseurs ne répond pas aux normes et de ce fait ces derniers présentent des risques pour les utilisateurs, et d'une décision de justice nous rétablissant dans nos droits, il ne tient plus qu'à l'AADL d'assumer ses responsabilités», déclare le président de l'association «Ezzahra».

Questionnés à ce propos, les responsables de l'agence chargés du suivi du projet, disent avoir adressé une correspondance, hier, aux responsables de l'entreprise de réalisation GECO, lui demandant un PV d'expertise dûment établi par les entreprises ENASC (Constantine), ENACT (Annaba) et VERITAL (entreprise privée) suite à quoi l'AADL s'engage à réceptionner les ascenseurs et les mettre en service afin de débloquer la situation qui n'a que trop duré.


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