
Le programme AADL est l'une des nombreuses boîtes mises sur pied par l'Etat pour proposer des habitations à un prix plus que raisonnable.Pour des milliers de familles, c'est un pas en avant, mais pour d'autres, le pas en arrière a été rude. 221 familles ont été exclues du programme AADL après avoir attendu de nombreuses années et également payé plusieurs tranches.Nous avons rencontré des personnes représentant ces familles radiées de ces listes.Selon l'un de nos interlocuteurs, «des dossiers complets ont été déposés pour répondre aux nombreuses exigences des services AADL, mais jusqu'à présent, il n'y a rien».Un autre interlocuteur rapporte, quant à lui, que des dossiers CNAS ont été déposés au niveau du ministère de l'Habitat. «Par la suite, on nous a affirmé que nous étions exclus de ces listes pour plusieurs raisons, dont DAS non déposé, début et fin d'emploi, revenu non déclaré, salaire inférieur...», précise notre interlocuteur.Ce dernier revient sur le fait que les démarches avaient repris en 2013. «En ce qui concerne l'argent, le nerf de la guerre, on nous avait demandé une fiche de paie avec déclaration sur l'honneur et aujourd'hui nous nous retrouvons exclus ! C'est totalement incompréhensible, surtout quand on nous dit qu'il y a 450 000 logements en construction», s'indigne un père de famille.Depuis quelques mois, au niveau du siège AADL à Saïd Hamdine, de nombreux sit-in sont organisés, entre souscripteurs qui attendent impatiemment du nouveau et les exclus qui espèrent une réponse favorable, notre interlocuteur a mentionné qu'ils avaient réussi à rencontrer le PDG pour l'informer de ce qui se passe et des nombreux problèmes qu'ils subissent. «Nous l'avons informé des problèmes auxquels nous faisons face et qui se répercutent sur nous psychiquement ; comme ce jeune homme qui avait décidé de projeter son véhicule contre l'enceinte de l'infrastructure. Nous avons tenté de le rassurer en lui disant que tout allait rentrer dans l'ordre, mais rien n'a été fait.Une semaine plus tard, un père de famille est mort des suites d'une crise cardiaque causée par le stress», s'indigne notre interlocuteur.Du point de vue juridique, l'ensemble des 221 familles devraient avoir leur préaffectation, comme c'est le cas en ce moment, ou doivent payer la troisième tranche. «Nous avons pris attache avec maître Benbraham, avocate à la cour d'Alger, et selon elle, l'ensemble des souscripteurs sont bénéficiaires autant que les autres», indique-t-il, tout en mentionnant que bon nombre de personnes ont des problèmes avec leurs employeurs qui ne les assurent pas, si bien que certains dossiers ne sont pas complets.Le souscripteur se retrouve ainsi coincé. Une autre personne précise qu'ils ont déjà payé 25% et demandent un assouplissement du dossier et affirment aussi qu'ils sont tous locataires et que le programme AADL devrait être une délivrance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Larbi
Source : www.elwatan.com