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des solutions africaines aux problèmes africains Réunion du Conseil de paix et de sécurité sur le Sahel



des solutions africaines aux problèmes africains                                    Réunion du Conseil de paix et de sécurité sur le Sahel
Pour faire face à l'insécurité grandissante dans cette zone et mesurer l'impact de la crise libyenne sur la zone sahélienne, Bamako a abrité mardi, après la rencontre des experts, les 14 et 15 mars 2012 à Addis-Abeba, une réunion ministérielle des quinze pays membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS). Objectif : trouver des solutions africaines aux problèmes africains. « Le Sahel est confronté à des défis multiples : terrorisme, criminalité transfrontalière, pauvreté, chômage, changements climatiques. Cette situation déjà difficile s'est aggravée avec la crise en Libye d'où sont revenus des combattants armés », déclare Jean Ping, président de la Commission de l'UA avant de « condamner fermement » le recours à la violence comme mode de « revendication » et l'« atteinte à l'unité et la souveraineté du Mali ». « L'Algérie a déployé des efforts pour rendre effective la stratégie régionale de lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé et assurer son appropriation par les pays du champ comme l'illustrent les objectifs de la Conférence internationale sur le Partenariat en matière de lutte contre le terrorisme, qui a eu lieu à Alger les 7 et 8 septembre 2011 », précise Messahel, ministre chargé des Affaires maghrébines et africaines, dans son intervention, en relevant le lien entre sécurité et développement et l'ancienneté du conflit qui secoue le Mali. « Il a plus de 50 ans », dit-il avant de rappeler les efforts fournis par l'Algérie visant sa résorption. Comme exemples, il cite le pacte national d'avril 1992, l'accord d'Alger de juillet 2006, la dernière réunion à Alger entre le gouvernement malien et l'Alliance démocratique pour le changement. « Tous ces efforts procèdent de la volonté de trouver une solution négociée au conflit qui préserve l'unité et l'intégrité territoriale du Mali », dit-il. Les pays membres du CPS se sont retrouvés pour examiner, sous la présidence du chef de l'Etat malien, la situation sécuritaire dans le nord du Mali qui a poussé 200.000 personnes à fuir, se prononcer sur le document des experts et évaluer les menaces que font peser le terrorisme, la circulation illicite des armes et la criminalité transfrontalière sur la paix et la sécurité dans la bande sahélo-saharienne où sévissent des groupes islamistes armés et une insécurité alimentaire à répétition qui menace cette année 10 millions de personnes. Comme prévu, les deux « instances » et l'Unité Fusion et Liaison, (services de renseignement des pays du champ), dont l'Algérie, se disent prêtes à prendre toutes les mesures pour aider le Mali à sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale. Elles appellent les rebelles à, déposer « immédiatement » et « inconditionnellement » les armes, céder aux autorités tous les territoires occupés et opter « sans délai » pour la table des négociations.
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