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Des signes persistants d'essoufflement...



Des signes persistants d'essoufflement...
Lorsqu'on évoque les travaux d'Hercules des anciens athlètes algériens, on évoque la fierté des Algériens, ses rêves, ses objectifs tant promis pour rester sur le même élan. Aujourd'hui, ces plans se vouent a l'échec.Les élus de la Fédérations gagneraient à s'aligner face aux médias pour expliquer, techniquement, les causes réelles de cette spirale qui fait reculer nos ambitions pour laisser place aux échecs à répétition. A Londres la délégation était composée, seulement de six athlètes accompagnés par neuf cadres. Une fois de plus, le bilan de cette compétition mondiale révèle et confirmerait le malaise qui frapperait de plein fouet cette discipline. La rue est en droit de se poser une seule et unique question : la fédération est-elle en mesure d'éviter et d'expliquer à la nation toute entière, ces humiliations à répétition ' A-t-on besoin de rappeler que par le passé nos représentants ont su s'illustrer sur toutes les pistes du monde. Les empreintes de Noureddine Morceli indiquaient pour l'histoire qu'il n'avait que sept ans lorsqu'il s'est jeté dans le bain de l'athlétisme. Son frère aîné, Abderrahmane devenait, en 1986, champion d'Algérie du 1 500 m. Sur le demi-fond, il réalisa 1 min 50 s au 800 m et 3 min 50 s 7, au 1 500 m. À dix-huit ans, il décrocha la médaille d'argent du 1 500 m lors des Championnats du monde Junior qui ont eu lieu à Grand Sudbury (Canada), derrière le Kényan Wilfred Kirochi. Le 1er septembre 1991, il décrocha son premier titre mondial en bouclant son 1 500 m en 3 min 32 s 84, dominant Wilfred Kirochi en (3 min 34 s 84) et Hauke Fuhlbrügge en (3 min 35 s 28). Morceli met un terme à sa carrière d'athlète à l'issue des J.O d'été de 2000, à Sydney, où il termina douzième et dernier lors de sa demi-finale. Treize ans après, il est élu au Temple de la renommée de l'IAAF. Il laissera derrière lui un répertoire riche en enseignement. Ses réalisations qui le propulsèrent sur des podiums en témoignent, comme à Sudbury, Séville, Tokyo, Barcelone, Stuttgart, Londres, Paris, milan, Athènes, Zurich, Birmingham... partout son nom attestait la bonne santé de notre athlétisme. Aujourd'hui «les résultats et la situation sportive actuelle, pose la question du degré de compétences des uns et des autres». Un autre nom illuminera cette discipline : Hassiba Boulmerka. En1991, elle imposa son nom parmi les meilleures spécialistes mondiales grâce à ses victoires. Ainsi «lors des mondiaux de Tokyo, elle explose et rejoint la tête dans le dernier tour pour devancer la coureuse d'URSS Tetyana Dorovskykh, pour remporter le 3 000 m durant ces mêmes championnats... Son tour d'honneur enveloppé du drapeau algérien a flatté le sentiment patriotique des présents. Elle est et restera également un symbole pour le sport féminin arabe.» Le 1er septembre 1991, elle décrocha son premier titre mondial en bouclant son 1 500 m en 3 min 32 s 84, devançant largement Wilfred Kirochi en (3 min 34 s 84) et Hauke Fuhlbrügge en (3 min 35 s 28)4. D'autres athlètes algériens ont marqué l'histoire de ce sport, à l'image de Souad Aït Salem laquelle en 2000, lors des championnats d'Afriques qui avaient eu lieu à Alger, se classa 1re sur les10.000 m et gardera sa place lors des Jeux méditerranéens qui avaient eu lieu à Almeria en 2007 où elle offrira à l'Algérie sa seule médaille d'or d'athlétisme des J.A. Elle remporta ensuite le titre au semi-marathon, en battant entre autres l'Ethiopienne Atsede Bayisa. En 2008 elle remporta le Semi-marathon Rome -Ostie pour la deuxième fois consécutivement. Une autre Algérienne, Sonia Hallich décrocha la 1re place au saut à la perche en 1998 lors des championnats d'Afrique organisés à Dakar. C'est aussi ses 13',96 au triple saut, puis ses 14'30 à Rades, en 2001. Aux Jeux panarabes, organisés à Alger elle composta sa 1re place aux 100 m en 11s 84. Puis 1re aux 100 m ?haies en 13s 89, 1re en saut en longueur (6 m ,19.) Que ce soit à Almeria, Maputo ou à Doha, elle défendra son titre de 1re au triple saut. D'autres Algériennes ont fait le bonheur de l'athlétisme en l'occurrence Yasmina Azzizi au lancer du poids, en réalisant 16m, 16, ou encore Aicha Damous au lancer du disque avec ses 53,54, Zouina Bouzebra au lancer du marteau, 61 62 m en 2016 à Durban CA. Faiza Kadri réussit à Alger en juillet 2005, au lancer du javelot, 47,92m. Aujourd'hui, ce sport, n'est représenté aux compétitions mondiales que par une poignée d'acteurs nationaux, face aux géants internationaux de cette discipline. Les nôtres n'apparaissent pas, notamment devant les petites nations qui ne disposent pas des moyens adéquats, mais réussissent à déstabiliser quelques nations représentées à ces jeux. Si l'Algérien Taoufik Makhloufi, champion olympique du 1500m en 2012, a déclaré forfait pour les Championnats du monde d'athlétisme de Londres (4-13 août) en raison d'une blessure musculaire, a rapporté l'agence de presse officielle algérienne APS, Larbi Bourrada, lui arrive en 8e position après le 100 m. Il a pris la seconde place de la 1ere série, en 10.80, derrière le Serbe Mihail Dudas (10.75). Au saut en longueur, il s'est contenté d'un bond de 7,22 m alors qu'au concours du poids, il a réalisé un jet de 13,41m. Il boucla sa participation à la 19e place, avant de quitter ce championnat à cause d'une vieille tendinite à l'ischio-jambier qui s'est réveillé après la course du 100m. Qu'en pensent nos experts internationaux ' L'ex-champion international Abderrahmane Morceli, réagit devant ces échecs qui prennent le chemin du parking des battus : «Je me demande comment se fait-il que des athlètes, qui réussissent les minimas entre les mois de mai et juin, calent aux Championnats du monde. Est-ce que ceci est lié à la qualité de la préparation ' Ce n'est pas normal que l'objectif ne se limite qu'à la réalisation des minimas. Il faut revoir ce mode de sélection qui n'a pas donné de résultats, il faut entourer la Fédération algérienne d'athlétisme par des gens compétents capables de booster l'athlétisme et faire une véritable évaluation pour revoir le système actuel. L'athlétisme algérien a rayonné par le passé sur le plan mondial grâce à une meilleure stratégie. Il faut regrouper les jeunes athlètes d'élite (courses, sauts, lancers etc.) dans des centres de regroupement pour suivre une préparation à long terme, au moins 4 années. Les hôtels ne sont pas un lieu de préparation», a-t-il encore déclaré. Concernant les performances enregistrées par les athlètes des différents pays durant ces mondiaux, Morceli affirme que s'il n'y a pas de «grandes performances» c'est parce que «l'IAAF a mis en place un grand arsenal de contrôle antidopage». Déclaration faite à notre confrère «El-Watan» Une autre réaction à chaud : «Comment expliquez-vous que la délégation algérienne soit composée de plus de cadres que d'athlètes ' Ce n'est certainement pas ce type de gestion que réclame l'athlétisme». Et pour clôturer le tout, l'ancienne championne olympique et du monde, Hassiba Boulmerka, fustige elle aussi les responsables de la FAA dans une déclaration faite hier au même quotidien : «On a assisté à une catastrophique participation des athlètes algériens aux Mondiaux de Londres. Ces résultats étaient prévisibles. Le président de la FAA, qui doit assumer l'entière responsabilité de cet échec, doit démissionner de son poste lui et les membres de son bureau.»
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