
L 'Algérie et l 'Espagne veulent porter leur coopération économique au-delà du secteur des hydrocarbures. C 'est l 'objectif de la cinquième réunion de haut niveau (RAN) dont les travaux s 'ouvrent, aujourd 'hui, à Alger, à l'occasion de la visite de travail qu'effectue le président du Gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, à l 'invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Les deux pays sont liés par un traité d 'amitié et de coopération signé en 2002 par le président Abdelaziz Bouteflika et José Maria Aznar, l'ex-président du Gouvernement espagnol. Depuis cette date, l 'Espagne est devenue le troisième client de l 'Algérie d 'où elle importe 40% de ses besoins en gaz naturel. Sa position commerciale se situe juste après les Etats-Unis et l 'Italie, et se classe comme quatrième fournisseur après la France, l 'Italie et la Chine. Les échanges commerciaux ont connu donc un essor exceptionnel durant ces dernières années. L 'objectif immédiat des autorités algériennes est de donner à ces relations marchandes une autre dimension. La nouvelle stratégie de l 'Algérie est de réduire sa facture alimentaire en produisant sur place l 'essentiel de ses besoins en biens de consommation, voire, à terme, en biens d 'équipement. Son intérêt porte donc, non sur de simples relations marchandes avec ses partenaires étrangers, mais sur de vraies relations de partenariat, à l 'image des accords conclus, ces derniers jours, avec la France pour la création d 'une usine Renault à Oran et le Qatar qui financera, en co-partenariat avec l 'Algérie, le complexe sidérurgique de Bellara. Deux projets créateurs d 'emplois. L 'Espagne a un savoir-faire technologique et ses entreprises reconnues pour leur performance. Une expérience de premier plan en matière de création de PME. Voilà le créneau dans lequel les hommes d 'affaires des communautés de Catalogne, de Valence, de Madrid ou des Asturies peuvent investir pour faire fructifier leurs capitaux dans le marché le plus attractif de la rive sud de la Méditerranée. L 'Algérie a lancé un programme d 'investissement de près de 300 milliards de dollars à l 'horizon 2014, qui favorise précisément le partenariat dans des secteurs comme la petite et moyenne industrie, l 'agriculture ou les énergies renouvelables. C 'est ce message qui avait été transmis au chef de la diplomatie espagnole lors de sa première visite à Alger peu de temps après l 'entrée en fonction du gouvernement Rajoy, à la fin de l 'année 2011. C 'est ce même message que M. Rahmani Chérif avait transmis aux chefs d 'entreprise espagnols au cours d 'un forum algéro-espagnol tenu à Madrid. Toutes les conditions sont, aujourd 'hui, réunies, en Algérie, pays qui enregistre, régulièrement, depuis de longues années, une croissance moyenne de 5%, pour que les entreprises espagnoles s 'impliquent activement dans des relations de partenariat avec les hommes d 'affaires algériens, publics ou privés. Des relations fondées sur l 'investissement créateur de richesses renouvelables et d 'emplois. Des opportunités que les entreprises espagnoles devraient saisir en cette période de grande crise économique en Europe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N A
Source : www.horizons-dz.com