Des rebelles touareg, poursuivis par l'armée malienne, ont, dans leur fuite, pénétré jeudi en territoire algérien, a rapporté hier l'AFP, qui cite une source militaire malienne et auprès de la médiation. « Nous avons poursuivi et détruit une des dernières positions armées des bandits (rebelles touareg) dans le Nord. Ils ont pris la fuite et sont rentrés en territoire algérien. Ils étaient nombreux », a déclaré à l'agence de presse française le capitaine Alioun Diakité, de l'armée malienne.
« Nous avons entre nos mains plusieurs véhicules et des vivres. Les bandits ont tout abandonné sur place », a-t-il ajouté. « Nous confirmons : un groupe d'hommes armés, poursuivis par l'armée malienne, est rentré sur notre territoire, les enquêtes sont en cours », a affirmé, de son côté, un responsable algérien, membre du comité de suivi de l'accord de paix d'Alger, signé en 2006 entre le gouvernement de Bamako et les rebelles touareg.A la question de savoir si l'armée malienne a poursuivi les rebelles touareg jusqu'en territoire algérien, la même source a répondu : « Je n'ai pas cette information pour le moment, mais si c'était le cas, je tiens à préciser que nos deux pays frères ont des accords dans ce sens. »Par ailleurs, plusieurs dizaines de rebelles du groupe de Ibrahim Ag Bahanga ont regagné jeudi les rangs des autres rebelles de l'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC), postés à une cinquantaine de kilomètres de Kidal, en attendant leur retour organisé dans le ville de Kidal.« Nous sommes avec le groupe de Hassane Fagaga (de l'ADC, favorable à l'accord d'Alger). Nous voulons la paix », a déclaré à l'AFP un élément du groupe de Ibrahim Ag Bahanga, Mohamed Ag Agaly, adjudant déserteur de l'armée malienne. S'agissant du sort de Ag Bahanga, il apparaît de plus en plus isolé et harcelé par l'armée malienne. « Nous avons pris dans la nuit (de mercredi à jeudi), son petit fief de Inerkess (nord-est). Il a pris la fuite et nous avons saisi six véhicules mais pas d'armes », a déclaré par téléphone à l'AFP le colonel Ould Meydou, qui conduit les opérations « anti-Bahanga » sur le terrain. Pour justifier ces opérations, un haut responsable au ministère malien de l'Intérieur a accusé mardi la rébellion touareg de « travailler » au profit des réseaux d'Al Qaïda au Sahel. Dans une déclaration au quotidien El Khabar, le responsable malien affirmait que l'enlèvement des quatre touristes s'est fait après une coordination entre Al Qaïda et les Touareg.De source proche du Comité de suivi de l'accord d'Alger et du ministère malien des Affaires étrangères, il est de plus en plus question de « laisser » Ibrahim Ag Bahanga partir en exil. « L'Algérie a refusé de le recevoir. Mais la Libye, purement à titre humanitaire, accepte de le recevoir, à condition que tout le monde soit d'accord », a expliqué à l'AFP une source proche du dossier.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : R. N.
Source : www.elwatan.com