Alger - Revue de Presse

Des projets de taille mondiale


Les appels d?offres que Sonatrach avait lancés après l?amendement de la loi 1986, en 1991, ont permis de placer les gisements d?In Salah en 1995, d?In Amenas en 1998, de l?Ohanet en 2000 et de l?Ahnet en 2001. Par contre, les négociations sur le gisement de Tinhert avec Petro-Canada n?avaient pas abouti. Les contrats ont été signés avant l?introduction de la procédure de l?appel d?offres avec ouverture publique des plis et octroi du contrat séance tenante et signature dans les 15 jours qui suivent l?attribution du projet. C?est ce qui explique la longueur de l?aboutissement des projets. En 1995, British Petroleum entre en partenariat avec Sonatrach sur le gisement de In Salah (9 milliards de m3/an). En 1998, ce fut au tour d?Amoco (qui a fusionné ensuite avec BP) de s?associer à Sonatrach sur le gisement de gaz humide d?In Amenas situé dans le bassin d?Illizi (6 milliards de m3/an et 50 000 b/j de condensat et de GPL). En 2002 et après avoir constaté que les réserves étaient plus importantes que prévu, les deux compagnies BP-Amoco et Sonatrach décident d?augmenter de 50% les capacités de production pour les porter à 9 milliards de m3/an, soit la même capacité qu?In Salah. Parallèlement à ces deux projets, Sonatrach négociait avec BHP un contrat à risques sur le gisement de gaz humide de l?Ohanet (6 milliards de m3/an et 58 000 b/j de condensat et de GPL) situé dans le bassin d?Illizi. Le contrat de réalisation des installations (environ 1 milliard de dollars) fut signé durant l?été 2000. Tandis que le contrat pour In Salah (2,5 milliards de dollars) fut signé durant l?été 2001 et celui d?In Amenas en novembre 2002. L?Ohanet est entré en production en octobre 2003. Les premières livraisons de gaz à partir d?In Salah qui est entré en production en mai 2004, se font dès le mois de juillet 2004 au profit de la compagnie italienne ENEL (4 milliards de m3/an). Le plateau de production de 9 milliards de mètres cubes était programmé pour être atteint à la fin 2004. Entre temps, la compagnie norvégienne Statoil a acquis auprès de BP 50% de ses parts sur le gisement d?In Amenas et 49% sur le gisement d?In Salah. In Amenas doit entrer en production durant le dernier trimestre 2005. Avec ces trois projets, Sonatrach aura déjà gagné le pari de faire augmenter ses capacités de production de 24 milliards de mètres cubes dès 2005, capacités destinées à l?exportation. Un autre projet non moins important et où la compagnie est associée à Gaz de France et Petronas (Malaisie) est en phase de maturation pour la prise de décision de son développement, c?est celui de l?Ahnet (à 1400 km au sud-ouest d?Alger et à 400 km d?In Salah). Les prévisions de production pour ce projet dont le contrat a été signé au mois en janvier 2001 portent sur 6 milliards de m3/an. La décision de développer In Salah et la construction d?un gazoduc In Salah-Hassi R?mel, puisque le gaz de l?Ahnet passera par In Salah, ont permis la conclusion du contrat qui nécessitera des investissements de 2 milliards de dollars dès que la décision de développer les gisements sera prise. Mais déjà avec un surplus de 24 milliards de mètres cubes que donneront les trois premiers projets cités plus hauts, l?Algérie dispose du potentiel qui lui permet d?asseoir sa stratégie d?augmenter d?environ 40% ses exportations gazières avant 2010. A côté de tous ces projets, Gassi Touil reste unique en son genre puisqu?il est intégré de l?amont à l?aval (exploration, production, développement, transport, liquéfaction et commercialisation). Après l?attribution du projet le 17 novembre 2004, Sonatrach et le consortium espagnol Repsolypf-Gas natural ont signé le contrat le 1er décembre dernier. Les Espagnols ont décroché le projet devant BP, le consortium Total-Shell et le consortium ENI-Anadarko. ll avait donné lieu à une rude concurrence. Dès l?année 2009 et selon le planning du projet, les gisements de Gassi Touil-Quarzites Rhourde Nouss-Hamra entreront en production avec une capacité de 6,5 milliards de m3/an tandis qu?en parallèle un nouveau train de liquéfaction d?une capacité de 4 millions de t/an sera construit à Arzew. Le consortium investira 3 milliards de dollars environ.
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