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Des proies faciles...



Des proies faciles...
Réalité ? De nombreuses femmes acceptent de contracter ce genre de mariage en raison des conditions socio-économiques pénibles qu'elles endurent.Conscientes qu'il s'agit de relations conjugales qui ne leur garantissent aucun droit, elles s'y engagent quand même, par nécessité. «Après mon divorce, j'ai toujours été montrée du doigt par mes voisins et même par certains membres de ma famille. Il suffisait que je tarde à rentrer, à cause du manque de transport ou des embouteillages, pour être accusée d'avoir commis des actes immoraux. J'ai vécu l'enfer, alors que je ne faisais que travailler pour subvenir aux besoins de mes deux petits enfants», confie Z. L., la quarantaine, habitant à Tablat, dans la wilaya de Médéa. «Lorsqu'un homme âgé de plus de 60 ans m'a demandée pour un mariage coutumier, je n'ai pas hésité un instant. J'avais, certes, peur de l'avenir, mais le plus important était de fuir ces pressions terribles auxquelles j'étais confrontée», avoue-t-elle. Toutefois, l'enthousiasme de cette pauvre femme n'a pas duré longtemps, puisque son «mari» a fini par la répudier au bout de deux années d'union. «Il me louait un appartement à Bouira, où il venait me rendre visite deux fois par semaine. A deux mois de l'expiration du contrat de location, il a commencé à me créer des problèmes pour des futilités. Il a fini par me mettre dehors, sans raison valable. Traître, il a profité de ma faiblesse?!», soupire notre interlocutrice. Z. L. a fini par se rendre à Alger, où elle loue une baraque dans un grand bidonville et travaille en tant que femme de ménage pour gagner sa vie. Cette histoire affligeante reflète l'esprit malveillant de certains hommes qui ne voient en la femme épousée par la Fatiha qu'un moyen pour assouvir leurs désirs bestiaux. «Il m'a jetée comme un mégot?!», lâche L. A., 36 ans, qui vient, elle aussi, d'être répudiée par «cet homme d'affaires pieux et en qui j'ai placé une confiance aveugle». D'une relation purement professionnelle, le patron a fini par séduire cette secrétaire de direction pour l'épouser dans «les limites de la religion», tout en lui assurant un logis et en subvenant à ses besoins. «Il savait que je vivais dans des conditions difficiles, étant venue de l'est du pays pour travailler à Alger. Il m'a ouvertement proposé de l'épouser par la Fatiha, en contrepartie de m'assurer une vie décente et que s'il y avait des enfants, il serait prêt à les reconnaître», se rappelle, avec amertume, cette jeune femme. «Dès que son épouse s'est rendu compte de ce mariage, elle m'a fait licencier du travail et m'a renvoyée de l'appartement dans lequel nous vivions ensemble. Il s'est joué de moi, je ne lui pardonnerai jamais», sanglote cette énième victime de ces unions hors normes qui ont envahi notre société au nom de doctrines religieuses importées. Le plus souvent, ce sont des hommes aisés et qui ne prennent de l'islam que ce qui les arrange et sert leurs penchants «machiavéliques» en ciblant des femmes en détresse sociale et psychologique qu'ils perçoivent comme des proies faciles et de «parfaites solutions temporaires» à leur confort.


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