
En prévision du Salon international de l'élevage, de l'agroalimentaire et de l'agroéquipement qui se tiendra, du 4 au 7 octobre prochain, au Palais des expositions (Pins Maritimes), la fondation Filaha Innove, en partenariat avec Algex, a organisé, dimanche dernier, à Alger, une journée d'étude sur la filière fruits et légumes. Parmi les principales thématiques développées, il y a lieu de citer la valorisation des produits agricoles des filières stratégiques pour l'économie nationale (céréales, lait, viandes, semences et plants, aquaculture, agroéquipements...), le but étant d'atteindre l'exploitation de deux millions d'hectares d'ici à 2020 dans le cadre de la politique du renouveau rural par la création d'un environnement incitatif à même d'assurer la sécurité alimentaire qui dépend aujourd'hui largement de l'importation. Pour ce faire, un grand effort est à déployer en matière de promotion de la mécanisation de l'agriculture pour pallier le déficit en main-d'?uvre, de mise en place d'un système de régulation, d'intensification de la production, de transmission du savoir-faire notamment en matière de techniques d'irrigation.Et pour relever le défi de l'exportation des produits agricoles, la mise aux normes internationales et la certification sont des conditions importantes à satisfaire. L'Algérie est à la traîne par rapport aux pays voisins. Le Maroc, qui exporte 2,5 milliards de dollars en produits agricoles, est classé deuxième mondialement en matière d'exportation de haricots verts avec 125 millions de dollars par an, alors que l'Algérie qui est le premier producteur mondial de dattes n'arrive pas à conquérir le marché international. Une situation due à de nombreuses contraintes. « Le problème numéro un reste la qualité des produits agricoles », a indiqué Nasri Bey, président de l'Association algérienne de promotion des exportations. A titre d'exemple, le taux d'infestation de la datte est de 30%, la maîtrise des produits chimiques est au stade zéro, les métiers de l'agriculture n'existent pas, la ressource humaine n'est pas valorisée. En matière d'exportation, « l'Algérie n'est pas affiliée à un réseau mondial », dira-t-il. Elle n'a pas une vision globale et rigoureuse qui lui permet de se lancer dans une exportation digne de ce nom, selon lui.La terre est sous-valorisée, selon les conférenciers. Environ 95% des matières premières entrant dans la composition des boissons sont importés. L'Algérie dépend entièrement du marché extérieur pour cette industrie malgré les grandes potentialités dont elle dispose pour le développement de l'arboriculture fruitière, principale source de matières premières. « C'est un crime économique de garder plus de 3 millions d'hectares en jachère », regrette Nasri. Pour Hadj Henni, « il y a un grand effort pour la protection des terres agricoles », et reconquérir le marché mondial surtout en ce qui concerne les produits du terroir tels que l'huile d'olive dont l'Algérie exportait 700.000 tonnes dans les années 1970.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamila C
Source : www.horizons-dz.com