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Des parents d'élèves crient à une «ségrégation sociale»



Alors que le gouvernement s'apprête à arrêter les décisions en ce qui concerne les examens de fin d'année scolaire après le round de concertations que le ministère de l'Education nationale organise ce mardi avec les syndicats du secteur, la crainte quant à la tenue de ces tests en juin prochain comme de tradition hante les esprits des parents d'élèves.M.?Kebci - Alger (Le Soir) - Des parents d'élèves qui crient carrément à une «ségrégation sociale», allusion aux cours sur le Net dispensés aux élèves des divers paliers scolaires sevrés des bancs des écoles depuis le 12 mars dernier suite à la décision des plus hautes autorités du pays de fermer les établissements scolaires, universitaires et ceux de l'enseignement et de la formation professionnels comme mesures préventives contre la propagation du coronavirus. Et pour cause, selon nombre de parents, ces cours de consolidation et de soutien ne profitent pas à tous les élèves dont beaucoup n'ont pas accès à cet outil moderne de communication et de savoir. A plus forte raison, avance-t-on, que des centaines de pères de famille, et donc autant de parents d'élèves, sont officiellement inventoriés comme démunis. Des chefs de famille sans ressources ou aux revenus limités dont le souci majeur est de pouvoir subvenir aux besoins élémentaires de leur progéniture et certainement pas d'acquérir à leurs enfants des tablettes ou autres micro-ordinateurs.
D'où la crainte de la tenue des examens de fin d'année scolaire dans cette ambiance marquée du sceau d'une «ségrégation sociale». Car, selon nombre de parents d'élèves, beaucoup d'élèves n'ont pu suivre les fameux cours de consolidation sur le Net ou peu quand ils ont pu le faire.
Des cours «virtuels» qui ne sont pas, d'autre part, du goût de pédagogues qui les qualifient «d'anti-pédagogiques», voire de «ségrégationnistes socialement» en ce sens qu'ils ne peuvent suppléer ceux dispensés en classe par les professeurs.
Ceci dit, au sein de la grande famille de l'éducation nationale, on estime presque à l'unisson que la reprise des cours dans les conditions sanitaires actuelles est impossible tant l'option serait suicidaire. Faut-il se contenter des seuls rendements des élèves lors des deux premiers trimestres, les plus longs de l'année scolaire pour trancher la question du passage au palier supérieur ou faut-il reprendre les cours en septembre prochain avant d'organiser lesdits examens juste après ' Seulement, on enregistre des divergences quant à la solution palliative à adopter surtout concernant les élèves des classes d'examens avec la sempiternelle question des programmes scolaires.
M. K.
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