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Des palettes lumineuses



Des palettes lumineuses
Rachid Benmechri est un peintre autodidacte. Il s'est découvert le talent de peintre pendant sa première scolarité. Au collège, il a commencé à reproduire les affiches des films, particulièrement ceux à thème mythologique, comme Hercule, Achille, Spartacus, etc. La vraie découverte de l'art de peindre, il la doit à son défunt professeur de mathématiques, Lazhar Zemmouchi, qui lui prêta des livres traitant de l'art. De toutes les écoles, c'est l'impressionniste qui retint son attention et ses faveurs.Depuis, il ne réalise que des tableaux impressionnistes, car, reconnaît-il : «J'ai opté pour cette école pour sa luminosité, ses couleurs chaudes et printanières.» Après une exposition au lycée de Aïn Beida, il participe à une autre, collective celle-là, à l'université de Constantine, et ce, en 1975. Remarqué pour ce qu'il a peint comme œuvres picturales, un représentant de l'U.N.A.P (Union nationale des arts plastiques) l'invite à en devenir membre. «Ma fonction de prof de français m'a beaucoup aidé tant pour affiner mon art que pour adhérer à la corporation et devenir enseignant de dessin dans un collège. Avec l'appui de la municipalité, j'ai participé à la création d'une petite école des beaux-arts à Aïn Beida. C'est de cette école qu'émergeront des artistes-peintres comme Abdellaoui Mourad, qui a complété ses études à l'Ecole des beaux-arts d'Alger, Salim Bouzit, Boumegoura Ghani, Mezoug Saïghi et Sahdi Fatah (que Dieu ait son âme) qui ont rejoint l'école de Batna.» Rachid nous apprend qu'il travaille actuellement sur des toiles (une trentaine) consacrées à La Casbah d'Alger et qu'il destine à la fondation Art et Culture de la capitale, projet entrant dans la sauvegarde de notre patrimoine architectural.Mais tout ce qui lui tient à coeur et qu'il regrette par-dessus tout, c'est l'abandon par les autorités de la ville de Aïn Beida d'un grandiose projet d'un pôle culturel proposé par un autre fils de la ville, en l'occurrence Rachid Koreichi. Ce dernier, président de l'association Chams (Soleil), avait invité en 2012 un aréopage d'éminents spécialistes, avec le noble dessein de mettre en branle ledit projet. «Dommage, déplore-t-il, les autorités d'alors avaient pris à la légère la portée d'un tel projet.» Ne baissant pas pour autant les bras, Rachid poursuit sa quête du beau en peignant toujours et sans relâche des tableaux impressionnistes, desquels se dégagent des notes chaudes et claires, des sensations de fraîcheur et de quiétude. Avec sa palette aux couleurs printanières, comme celle de Dinet, Rachid a de quoi nous enchanter et subjuguer pour longtemps encore.
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