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«Des ONG sont au service d'officines de certains gouvernements connus»



Le Secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), a estimé mercredi à Alger que des organisations non gouvernementales (ONG) sont au service d'officines de certains gouvernements connus.«Les rapports de certaines organisations non gouvernementales contre l'Algérie sur la gestion du phénomène de migration clandestine sont infondés», a-t-il dit, en réponse à la porte parle du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani qui a appelé, fin mai dernier, les autorités algériennes «à cesser cette reconduction forcée» aux frontières des subsahariens. «L'expulsion collective des migrants par l'Algérie était profondément alarmante», avait-elle indiqué. S'exprimant lors d'une conférence-débat animée au siège de l'ex parti unique, en présence de la presse et des diplomates africains dont des ambassadeurs, sous le thème «Bouteflika et la solidarité avec l'Afrique... soixante ans d'amitié, de solidarité et de coopération», M Ould Abbes a soutenu que ces ONG ont pris à partie l'Algérie et sa position vis-à-vis des africains.
«Ces rapports ne suscitent pas la préoccupation de l'Algérie», a-t-il indiqué. Les parties qui critiquent l'Algérie au sujet de ce dossier, a-t-il poursuivi, doivent savoir que la loi interdit à tout étranger de fouler le sol d'un Etat déterminé sans visas. «L'Algérie a garanti toutes les conditions nécessaires pour le rapatriement des migrants clandestins vers leur pays d'origine dans le plein respect de leur dignité», a relevé le secrétaire général de l'ex parti unique, saluant, au passage, la réponse du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, qui avait écarté toute possibilité d'ouverture par l'Algérie d'une zone de rétention.
Evoquant les relations de l'Algérie avec l'Afrique, thème de cette rencontre-débat, Djamel Ould Abbes a mis en avant le rôle du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans le renforcement des relations de l'Algérie avec les pays africains avant et après l'indépendance. «Les africains, que ce soit les responsables ou les catégories populaires, notamment au Mali, connaissent le Président Bouteflika depuis l'époque de la guerre de libération, période au cours de laquelle il avait établi des relations de fraternité et de solidarité avec les pays du continent», a-t-il observé.
Au début des années 1960, a encore rappelé Djamel Ould Abbes, la direction de la Révolution avait choisi Abdelaziz Bouteflika, alors âgé de 23 ans, d'ouvrir un nouveau front au Sud, au moment, a-t-il poursuivi, où les négociations avec les français buttaient sur la question de la séparation entre le Nord et le Sahara. «A son élection à la présidence de la République, en 1999, Bouteflika a organisé, à Alger, le sommet de l'OUA (Organisation de l'unité africaine) avec quarante chefs d'Etats africains et était l'initiateur initiateur du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) avec d'autres chefs d'Etats», a ajouté Djamel Ould Abbes.
Le secrétaire général du FLN a également mis en avant la solidarité de l'Algérie, sous la direction du Président Bouteflika, avec l'Afrique dans les moments les plus difficiles et dans les catastrophes naturelles à travers, a-t-il observé encore, l'octroi d'aides humanitaires à un nombre de pays africains et l'effacement de la dette d'un autre nombre. Pour sa part, l'ambassadeur du Niger à Alger a indiqué que l'histoire de l'Algérie est riche en réalisations importantes en faveur du continent.
«Le retour des migrants clandestins à leur pays (Niger) est intervenu sur la base d'un accord avec l'Algérie», a-t-il relevé. Une affirmation soutenue par le chargé d'affaire auprès de l'ambassade du Tchad en Algérie qui a fait cas du respect des droits de l'homme et de la loi dans le renvoi, il y a quelques années, de 500 ressortissants tchadiens à leur pays.
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