
A cause de l'éclatement fréquent d'un égout, les élèves de l'école Mohamed Rouizi doivent traverser une mare d'eaux usées avant d'entrer en classe.C'est décevant ! En plus des perturbations dans le secteur, il ne manquait plus que les égouts pour empêcher nos enfants de poursuivre leurs cours», s'indigne Fahima, maman de deux élèves scolarisés à l'école primaire Mohamed Rouizi, dans la localité des Annassers, commune de Kouba. Sur les lieux, des eaux usées coulent à flots juste à l'entrée de l'école.D'après les parents d'élèves, ces eaux usées proviennent de la cité voisine qui surplombe l'école. «Cela arrive très fréquemment, s'emporte un parent d'élève. Nos enfants, tous en bas âge, éprouvent du mal à pénétrer dans l'école. Nous sommes obligés de les porter parce qu'ils ne peuvent pas sauter.» D'après un parent d'élève, certains écoliers, en tentant de franchir cette mare d'eau sale, ont fini par y tomber. Les vêtements sales, ils ont été obligés de repartir chez eux et de sécher les cours.Pis encore, une fois à l'intérieur des classes, ils doivent suivre les cours avec les odeurs d'égouts nauséabondes. Une ambiance infecte qui décourage les plus braves des écoliers. «Avec l'arrivée des grandes chaleurs, l'odeur devient insupportable, s'exclame une enseignante. Il nous est impossible d'ouvrir les fenêtres et les portes des classes. Nous avons l'impression de mentir aux enfants lorsque nous leur parlons de propreté.Nous leur enseignons les bases de l'hygiène dans un milieu infect !» Les parents d'élèves s'emportent vu l'absence des deux directrices et du personnel éducatif à l'entrée de l'école. «C'est obligatoire, déclare une jeune femme, ex-directrice d'école. La présence des directrices des écoles Mohamed Rouizi 1 et 2 aux heures d'entrée et de sortie des élèves est obligatoire. Elle l'est encore plus en pareille situation. Ceci s'applique aussi aux enseignants.Mais que dire d'une école où personne n'est devant l'entrée, même pas le gardien qui dit ne pas supporter les odeurs qui se dégagent des eaux usées.» D'après cette dame, des correspondances ont été adressées aux responsables locaux, au président de l'APC de Kouba et à la direction de l'éducation, mais elles n'ont eu aucune suite.Au moment où les responsables de ces deux institutions demeurent injoignables, un élu de l'APC de Kouba déclare que la mairie est au courant de ce problème et a déjà saisi la Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (Seaal). De son côté, le directeur de la Seaal, Jean-Marc Jahn, qui semble ne pas être au courant de ce problème, promet d'envoyer de suite une équipe sur place et de remédier à ce problème dans les plus brefs délais.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Asma Bersali
Source : www.elwatan.com