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Des membres de l'Opep se réunissent à Alger



Des membres de l'Opep ainsi que des représentants de leurs partenaires, qui contrôlent leurs extractions depuis début 2017 pour éviter un surplus de l'offre, se réuniront cette semaine, à Alger. Le ministre iranien de l'Energie sera convié à cette réunion.Les mesures prises par Washington dans le cadre de la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien empêcheront début novembre les importateurs de pétrole de se fournir auprès de Téhéran, mais alors que les acheteurs se préparent à l'entrée en vigueur de ces sanctions, les experts notent que les exportations iraniennes reculent déjà. «L'Iran est le troisième plus grand producteur de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), et sa production pourrait reculer d'entre 1 million et 2,5 millions de barils par jour», a rappelé un analyste. Pour le chef de la délégation iranienne à l'Opep Hossein Ardebili, les sanctions américaines pourraient rapidement provoquer une hausse du baril jusqu'à 100 dollars. En ce qui concerne les perspectives de l'Opep, les actions de Riyad et de Washington seront certainement évoquées par le comité ministériel de l'organisation qui doit se réunir au début de l'automne.
«En septembre, nous verrons quel sera le rapport entre la production et la consommation en tenant compte de tous les facteurs», a promis le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak. Par ailleurs, un rapport de Reuters indique qu'au terme du mois de juillet 2018, les importations américaines de pétrole brut nigérian ont atteint leur plus bas niveau depuis juin 2015 ; elles se sont élevées à 1,3 million de barils, soit environ 43 000 barils par jour, contre 7,3 millions de barils, soit 244 596 barils par jour en juin. Ce déclin des exportations nigérianes vers les Etats-Unis devrait se poursuivre selon Reuters. A propos des prix du pétrole, les analystes restent indécis quant au mouvement qu'ils prendront, ils pourraient encore grimper dans les semaines à venir, mais d'ici novembre le marché risque aussi de dégringoler.
Les spécialistes rappellent qu'à la mi-août, le baril de Brent avait atteint son minimum depuis six mois en se rapprochant de la barre des 70 dollars. En un peu plus d'un mois, les cours pétroliers ont chuté de 11,5%: du maximum local de 79,51 dollars le 10 juillet jusqu'à 70,3 dollars le 15 août. Mais, vendredi, c'était le mouvement inverse : dans l'après midi, le Brent a touché son plus haut niveau en près d'un mois et demi à 76,42 dollars, se rapprochant ainsi du seuil de 80 dollars sous lequel il était descendu en novembre 2014. A chaque position extrême du prix, plancher ou plafond, les experts ont leur explication. Le phénomène observé à la mi-août était directement lié, selon eux, à l'annonce de l'American Petroleum Institute, qui a fait état de réserves pétrolières record aux USA depuis 18 mois.
Les opérateurs ont été encore plus alarmés par le fait que cette hausse soit liée à une augmentation significative des importations américaines du pétrole en provenance d'Arabie saoudite, qui a accru ses exportations d'un tiers jusqu'à 1,24 million de barils par jour. Quant à la hausse de ce vendredi, ils estiment qu'en plus des éléments fondamentaux du marché de l'énergie, «le pétrole a reçu un coup de fouet du marché des changes» avec la baisse du dollar ; l'affaiblissement du billet vert tend à rendre moins chers les achats de barils vendus dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises. Autre élément déterminant : l'évolution dans les négociations entre les Etats-Unis et la Chine.
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