
La Chine fournit beaucoup d'efforts pour lutter contre la contrefaçon, a assuré, hier, dans une conférence de presse au niveau du siège de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCCA), Lu Yifeng, conseiller économique et commercial à l'ambassade de Chine. « Le gouvernement a mis en place un bureau spécialisé dans la lutte contre la contrefaçon géré par le vice-Premier ministre et nous détruisons régulièrement les marchandises contrefaites que nous saisissons », affirme-t-il. Cela n'empêche pas, cependant, que les pays émergents, dont l'Algérie, soient inondés par les produits contrefaits chinois. « Nous ne pouvons pas tout contrôler. Et puis, c'est la faute aussi aux importateurs algériens qui choisissent des produits bas de gamme, moins chers, et des consommateurs qui acceptent ce genre de produits », estime le représentant de l'ambassade de Chine qui indique que le volume des échanges commerciaux entre l'Algérie et la Chine a atteint 7,7 milliards de dollars en 2012 et 2 milliards de dollars au premier trimestre de cette année. M. Zebdi, président de l'association des consommateurs d'Alger, juge ce volume beaucoup plus important si l'on compte les produits made in China importés d'Europe ou d'Amérique. « Nous n'avons rien contre les produits bas de gamme qui ne sont pas nuisibles à la santé et qui assurent quand même le rôle pour lequel ils sont conçus, pouvoir d'achat oblige. Mais nous dénonçons les importations de médicaments ou de produits alimentaires contrefaits », dit-il. Selon les chiffres de l'UGCAA, l'économie nationale perd 40 milliards de dinars par an à cause de la contrefaçon. Selon M. Zebdi, 15% des médicaments importés sont contrefaits, alors que 5.000 entreprises d'import sur les 60.000 existantes, importent des produits imités. « Les produits que nous importons, surtout les médicaments et les produits alimentaires, doivent être soumis à un contrôle a priori au niveau des usines de production. D'autant plus que visiblement, en Chine notamment, la contrefaçon fait l'objet de réseaux organisés. Sinon, comment expliquer les containers chargés de marchandises contrefaites qui sortent des ports chinois sans qu'ils ne soient interpellés par les douanes chinoises ' », estime-t-il. Le représentant de l'ambassade de Chine soutient que la contrefaçon n'est pas propre à la Chine, c'est une préoccupation mondiale. « Mais il est vrai que les produits contrefaits chinois sont destinés surtout aux pays émergents et si ces derniers importent du chinois, c'est parce que le prix de revient des produits sont les moins chers de tous les marchés », reconnaît-il. Sur le contrôle a priori, le porte-parole de l'UGCAA, Hadj-Tahar Boulenouar, appelle à ce que les services économiques et commerciaux affectés aux ambassades algériennes à l'étranger s'en chargent. « Cela devrait, normalement, faire partie de leurs attributions. C'est un soutien pour les contrôleurs internes qui ne peuvent tout inspecter », conclut-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Belkhiri
Source : www.horizons-dz.com