Des entreprises espagnoles du bâtiment espèrent trouver en Algérie des opportunités d'investissement qui puissent les relancer, dans un contexte de crise économique aigue en Espagne. Elles estiment que la « règle de 51/49% » est un « frein » à l'investissement étranger. L'Association générale des entrepreneurs algériens propose de contourner cet « obstacle » en créant des joint-ventures à plus de deux associés dans lesquelles les partenaires étrangers, avec 49% des participations, détiendraient la majorité.
Les responsables d'une douzaine d'entreprises espagnoles de la Communauté autonome des Asturies sont en Algérie pour explorer le marché du BTPH à l'invitation de l'Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA).
« Les entreprises de la Principauté des Asturies sont en quête de projets de partenariat avec les entreprises algériennes publiques et privées », a déclaré, lundi à Alger, le président de la Confédération asturienne des entrepreneurs, Serafin Amaro Martinez Diaz.
Evitant d'évoquer la situation difficile que traverse l'économie espagnole, Serafin Amaro Martinez Diaz a estimé que la règle de 51/49% interdisant aux opérateurs étrangers de détenir plus de 49% du capital dans les partenariats avec des opérateurs algériens, constituait un « frein » à l'investissement étranger en Algérie. « Le principe de la parité est très important pour nous », a-t-il affirmé lors d'un point de presse qu'il a animé conjointement avec le président de l'AGEA, Mouloud Kheloufi.
Mouloud Kheloufi a indiqué, de son côté, qu'il était toujours possible de contourner l'« obstacle » de cette règle qui régit les investissements étrangers en Algérie depuis la promulgation de la loi de finances complémentaire pour 2009. Il a ainsi proposé d'engager des projets de partenariat à trois associés : deux Algériens et un Espagnol qui détiendrait 49% du capital. Une formule qui permet à l'entreprise étrangère, a-t-il dit, de s'assurer le management et le contrôle de la joint-venture.
Les membres de l'AGEA aspirent à pouvoir réaliser 100.000 logements/an
Mouloud Kheloufi a déclaré, par ailleurs, que l'AGEA aspirait, à travers son association avec les entreprises espagnoles, à porter les capacités de réalisation de ses membres à plus de 100.000 logements par an, contre 45.000 logements par an actuellement. D'après lui, les entrepreneurs espagnols sont surtout préoccupés par la question du prix de réalisation. L'AGEA leur a proposé, a-t-il précisé, le prix de 80.000 dinars le M2 bâti.
Le président de l'AGEA a dénoncé, au passage, les pratiqués de « certaines sociétés étrangères de bâtiment » opérant en Algérie. « Des entrepreneurs étrangers proposent des logements à des prix prohibitifs, qui dépassent les 250.000 dinars le M2 », a-t-il dit. « Je me demande où est l'Etat algérien ' », s'est-il interrogé.
Les membres de l'AGEA, a ajouté Moumoud Kheloufi, comptent aussi réaliser des logements en préfabriqué, à 40.000-50.000 le M2, et ce, dans le but de résorber l'habitat précaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farouk Djouadi
Source : www.maghrebemergent.info