
L'APC de la Casbah se trouve isolée du pouvoir de décision et de tout ce qui s'esquisse à son insu dans la mise en valeur de la séculaire médina.À la Casbah, de vieilles bâtisses s'écroulent l'une après l'autre, sans qu'il ne soit reconnu au maire un droit de regard dans la lente conduite de l'ardu dossier inhérent à la sauvegarde de la vieille médina. Du jamais vu ! Eu égard à ce qui s'avère un déni de droit de sol et de territorialité à l'élu des Casbadjis.Maintenu ainsi à l'écart du peu d'attention qui est manifestée à la Casbah, Ibadioune Rachid se garde d'intervenir, de peur d'empiéter sur les plates-bandes de la wilaya d'Alger. "Et plus davantage, depuis que le département ministériel de la culture s'était dessaisi du dossier du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur du secteur de la Casbah d'Alger au profit de la wilaya d'Alger", a-t-on su de ce riverain qui avait pour habitude de s'adresser à l'Ogbec. Donc, qu'il ne s'avise surtout pas de s'y mêler le maire, sous peine de transgresser au principe de neutralité d'un service public, auquel il n'est pas tenu d'adhérer en sa qualité d'élu du peuple (sic). Du reste, le maire assiste tout comme ses administrés à l'émiettement de sa cité, sans qu'il lui soit accordé le droit d'apporter une "poutre" au vieux bâti dont il devait avoir la charge... "L'exécutif municipal de la Casbah a été instruit de surseoir à l'apport de la moindre taloche de chaux de rivière aux murs lépreux de la vieille médina de la part de l'APC, sous peine d'enfreindre aux directives de la wilaya d'Alger, qui s'est arrogé l'exclusivité de piloter les travaux de confortement et de restauration de ce site classé depuis 1992 par l'Unesco au patrimoine universel de l'humanité", a déclaré le président de l'APC de la Casbah, qui s'en trouve isolé du pouvoir de décision et de tout ce qui s'esquisse à son insu dans la mise en valeur de la séculaire médina. Et à propos d'une "sauvegarde" qui tarde, force est d'admettre qu'il y a loin de la truelle aux murs affaiblis par l'âge, du fait que tant de tergiversations menacent la Casbah d'une disparition bête et brutale. Et c'est le cas durant la nuit du samedi 4 au dimanche 5 février dernier, où il y a eu l'effondrement d'une bâtisse R+2 d'aspect "colonial" au 62, rue Sidi-Driss-Hamidouche sans faire de victime. "L'éboulement était prévisible suite aux intempéries qui s'étaient déversées sur Alger", a-t-on su du guide Mahiout Khaled. Et depuis, l'unique circuit réservé aux excursions pour la traversée de l'îlot de Sidi Ramdane jusqu'à la rue Mohamed-Bencheneb (ex-Marengo) est envahi par l'amas de décombres qui donne au quartier un aspect repoussant. En ce sens, l'avoisinante placette toute enjolivée de toiles en carreaux de faïence est obstruée d'un monticule de gravats ! Pis, d'inquiétantes fissures sont apparues sur les murs de l'avoisinante bâtisse (R+3), qui "chancelle" à l'heure qu'il est, au 21, rue Rabah-Smala (ex-rue du Regard). Au demeurant, "la wilaya d'Alger aurait dû murer et ordonner séance tenante les travaux de restauration de la bâtisse des héritiers B..., juste après le relogement, en 2014, des 18 familles qui habitaient là ! Or ce n'est pas le cas ! Laissée ainsi à l'abandon. L'état de délabrement s'était aggravé, d'où l'effondrement de la bâtisse", a-t-on su de Z. M. Du reste, la façade de l'édifice R+3, sis au 4, rue N'fissa-Ramdane, laisse craindre le pire qu'elle ne subisse le même sort que la douéra au n°6 de la même rue.Louhal Noureddine
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Louhal Nourreddine
Source : www.liberte-algerie.com