Alger - Revue de Presse

Des eaux usées traitées pour les plantations utiles et forestières



Les chiffres présentés par M. Dekkich Ali, directeur régional de l'ANRH-Oran et professeur à l'université d'Oran, ont suscité un intérêt de la part de l'assistance variée et représentative invitée au séminaire relatif à l'épuration des eaux usées, tenu à la maison de la culture jeudi passé et organisé par l'ONG «Défense des intérêts des utilisateurs d'eau et protection de l'environnement» en collaboration avec la direction de l'hydraulique. En effet, l'envasement des barrages, la dégradation continue de l'écosystème, le réchauffement de l'atmosphère par effet de serre, l'installation phénoménale de la sécheresse, la forte variabilité du climat et l'adaptation de l'homme à la nature en tant qu'élément essentiel tantôt destructeur, tantôt protecteur, sont des points qui ont focalisé l'attention de ceux qui sont intervenus lors des débats. Dire que plusieurs stations d'épuration sont à l'arrêt et que le taux de déperdition des eaux est de 30%, pose de véritables questions sur les causes à l'origine de ce désastre et les voies et moyens à mettre en oeuvre pour que les facteurs et paramètres ayant généré cette situation catastrophique ne soient pas réitérés pour les nouvelles stations d'épuration programmées en étude et réalisation. Le directeur régional d'Alger de l'Office national de l'assainissement (ONA) a révélé que la société gère aujourd'hui 45 stations d'épuration et 13 lagunes totalisant un volume de 54 millions de mètres cubes d'eau par an et dont les capacités réelles installées ne dépassent guère 29%. Les 14 wilayas côtières qui disposent d'une côte de 1.200 km de long concernant 145 villes ont 301 points de rejets vers la mer et totalisant un débit rejeté de 65.000 m3/j. En somme, explique-t-il, il existe 152 plages destinées à la baignade qui sont polluées. L'ONA évoque la problématique à laquelle il est confronté aujourd'hui: faibles débits d'arrivées aux STEP, faibles taux de raccordement, absence de ressources financières (plan de financement), dysfonctionnement des STEP causé par la pratique du tout-à-l'égout, absence de traitement des unités industrielles et non correspondance des process d'épuration usités par rapport à la nature des eaux épurées. L'orateur reproche aussi aux urbanistes les implantations de STEP faites sans considération de plans d'urbanisme. Faut-il revoir toute la stratégie initiée par le secteur en matière d'épuration, eu égard aux échecs cumulés aussi bien dans le choix des process utilisés que les objectifs fixés. A entendre les constats énumérés çà et là à travers le territoire national, l'on peut dire que l'on a entre les mains de véritables cimetières de stations d'épuration. Installer des systèmes d'épuration en amont des barrages dont les bassins versants drainent les eaux usées des villes, devient a priori une condition sine qua non et une exigence environnementale incontournable. Par ailleurs, sur un autre registre, le secteur des forêts de la wilaya qui a célébré la journée de l'arbre le jeudi 20 mars conjointement avec la direction de l'hydraulique, a axé ses efforts autour de la sensibilisation et l'information à l'endroit des écoliers, des maisons de jeunes et des stagiaires. Les actions ont été menées sur plusieurs plans. La bande verte autour de la ville de Aïn Témouchent, les campagnes de reboisement réalisées autour des lagunes, à l'intérieur des écoles, des espaces libres totalisent plus de 30 ha dont 10.000 plants plantés par des ONG, la police et autres corps. S'agissant du programme propre aux forêts, il a été planté 600 ha d'arbres à essence forestière et 300 ha d'oliviers durant le premier trimestre 2008, fait-on savoir auprès des conservateurs des forêts. L'occasion a permis de primer les meilleurs élèves qui se sont distingués par leurs oeuvres (dessin) relatives à l'arbre et la protection de l'environnement. Cependant, l'on apprend également que la conservation des forêts est contre le saupoudrage et vise en premier à élaborer des études entrant dans un cadre intègre multisecteur. Par ailleurs, la notion de planter utilement pour l'amélioration du cadre de vie et donner une attractivité par des plantes d'ornement et d'embellissement prend place et tend à se généraliser comme une culture environnementale.
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