Plusieurs dossiers sectoriels ont été abordés, lors de la réunion du gouvernement tenue en fin de semaine écoulée, sous la présidence du Premier ministre, ministre des Finances Aïmene Benabderrahmane. Au vu des thèmes et des secteurs concernés par cette réunion de l'Exécutif gouvernemental, on est vite saisi par le sceau de l'urgence ou le caractère actuel des dossiers mis en examen. D'aucuns se souviennent de cette phrase du président de la République, lors d'un rencontre avec la presse, s'insurgeant sur «les blocages, la bureaucratie et le laxisme ambiant dans l'administration». L'exemple cité en référence à la non-exécution de ses instructions, est celui de l'école des sourds-muets qui n'a toujours pas vu le jour, malgré les décisions prises en haut lieu. Le ministre de l'Enseignement supérieur a fini par présenter un projet de décret exécutif portant création d'une Ecole normale supérieure des sourds-muets. La création d'une telle école, la première du genre en égard à sa dimension, entre dans le cadre d'une prise en charge effective de cette catégorie sociale vulnérable. Conformément aux instructions du président, cette école devra dispenser «un enseignement de qualité, à travers la formation d'enseignants au profit du secteur de l'Education nationale ou d'autres secteurs, qui seront dotés de qualifications et d'outils pédagogiques et didactiques spécifiques aux besoins de cette catégorie». Le dossier de la décongestion de la circulation au sein de la capitale, a été au centre d'une présentation faite par le ministre des Travaux publics. Il est de notoriété publique que le trafic routier au sein de la capitale est, depuis quelques années, au centre de graves perturbations. Cela, malgré un certain nombre de mesures prises dans le courant des mois écoulés. Les mesures préconisées par le département de Kamel Nasri, visent à apporter des correctifs aux axes routiers, qui posent problème. Le ministre des Travaux publics qui a abordé «des projets structurants devant atténuer le trafic routier de la capitale», a présenté des variantes, en vue de «l'extension des capacités des axes routiers, comme ceux de l'autoroute de l'Est et la rocade Sud», en guise de solution immédiate. Nasri a fait également état de l'avancement des travaux engagés durant les deux derniers mois. Faut-il signaler qu'au mois d'octobre dernier, des mesures palliatives urgentes avaient été prises pour atténuer l'ampleur des bouchons, devenus problématiques. Ainsi, il a été question de «limiter la circulation des poids lourds pendant la journée, transporter la marchandise du port d'Alger vers l'extérieur de la ville et les conteneurs, qui reviennent vides, par train». La décision majeure a été de décider la reprise du transport ferroviaire du port d'Alger vers les plates-formes de la Sntf et la décision de repousser le transport des marchandises portuaires vers les limites géographiques de la capitale. La décision tarde à voir le jour. Pour ce qui est du secteur de l'habitat, le gouvernement a écouté une communication du ministre du secteur, relative à la régularisation des constructions, conformément aux dispositions de l'article 144 de la loi de finances pour 2021. Dans ce cadre, le ministre de l'Habitat a présenté un projet de décret exécutif fixant les conditions de régularisation des constructions achevées ou en cours d'achèvement, non conformes au permis de construire délivré. Un dossier qui a fait couler beaucoup d'encre, étant donné que l'administration a été au centre de grandes défaillances, par le passé, notamment son incapacité à prendre en charge et à étudier les dossiers déposés par les citoyens, pour la mise en conformité. Des procédures sont proposées dans le cadre de ce projet de décret, en vue de procéder aux régularisations, notamment pour «des constructions, disposant au préalable d'un permis de construire et respectant les règles générales de l'urbanisme en termes d'empiètement sur l'espace de recul à l'intérieur de la propriété, d'ouverture de façades non autorisées donnant lieu aux vis-à-vis, de surélévation de niveaux ou d'étages non autorisés et de dépassement d'emprise au sol». Les normes de construction relatives à la stabilité, à la sécurité et aux risques sismiques ou autres, doivent être également rigoureusement observées. Des amendes, «dont le montant est arrêté en fonction de la nature de l'infraction et du type de la construction» devront être consenties pour l'obtention d'un permis de construire. Le fameux dossier de numérisation des immatriculations, à travers une politique nationale intégrée de la circulation routière, a fait l'objet d'un projet de décret exécutif. Cette nouveauté permettra également «de fournir des données statistiques exactes permettant aux pouvoirs publics d'élaborer des politiques nationales claires et orientées». Les secteurs de la justice et de l'agriculture ont également fait l'objet d'examen de la situation et de projets de décrets exécutifs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed OUANEZAR
Source : www.lexpressiondz.com